Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Avec "Catmask Boy", Linus Liu livre une immersion rafraîchissante et trépidante dans le Hong Kong bouillonnant des années 1970. Ce premier ouvrage, auréolé dans le cadre du programme de soutien à la bande dessinée de Hong Kong, traduit avec talent la vitalité artistique d’un auteur émergent, qui choisit de nous inscrire dans le sillage d'un enfant téméraire.
"#Les Mémés : Punks à chien", cinquième opus des aventures désopilantes signées Sylvain Frécon, paraît chez Fluide Glacial. L'album marque un retour aussi jubilatoire que décapant des désormais incontournables Lucette, Huguette et Paulette. Véritables punkettes octogénaires, ces anti-héroïnes à la dérision corrosive et au verbe acéré n'ont rien perdu de leur mordant, bien au contraire.
Avec "Alphonse : La Gueule de l'emploi", les éditions Fluide Glacial proposent une immersion hilarante dans ce que le marché du travail a de plus précaire et ubuesque. Conçu par Philippe Pelaez et Pascal Valdès, ce premier tome exploite un humour grinçant qui côtoie l'absurde et le comique de situation.
Avec leur roman graphique intitulé "La Tête dans les nuages", paru aux éditions Soleil, Emmanuelle Friedmann et Céline Bailleux livrent une œuvre sensible et nécessaire sur le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Basé sur le vécu personnel de la dessinatrice Céline Bailleux, ce livre propose un regard intime et bienveillant sur une réalité souvent mal comprise et sous-estimée.
Dans "Une histoire du cinéma français (1980-1989)", Denis Zorgniotti et Ulysse Lledo nous proposent un sixième voyage passionnant, cette fois à travers une décennie des plus contrastées. La période oscille en effet entre bouleversements politiques, nouveaux horizons esthétiques et transformation des modes de production. Grâce à des analyses de films marquants, des dossiers thématiques et des portraits d’actrices, d’acteurs et de réalisateurs, cet ouvrage dense et documenté apporte un éclairage précis sur un cinéma en pleine mutation, entre classicisme et modernité.
Les éditions Glénat publient le roman graphique "Mary Bell, l’enfance meurtrière", de Théa Rojzman et Vanessa Belardo. L'album s’inspire du livre de Gitta Sereny, Une si jolie petite fille : Les crimes de Mary Bell, pour revisiter l’un des faits divers les plus marquants de la Grande-Bretagne des années 60.
Mathilde Lemiesle publie aux éditions Glénat "Fausse couche, vraie question", un document graphique qui problématise à dessein l'interruption spontanée de grossesse. Souvent caché et tu, ce phénomène conduit à une douleur psychologique et physique méconnue, dans une société qui valorise la maternité mais où les trois premiers mois de grossesse demeurent traditionnellement silencieux.
Catherine Monnot-Berranger et Paolo Vincenzo Castaldi nous offrent, avec "L’Appel des bouts du monde", une œuvre poignante et réfléchie qui invite à la réflexion sur l’humanitaire, ses dilemmes éthiques et les vies qui s’y consacrent. Parue aux éditions La Boîte à Bulles, cette bande dessinée revient sur le parcours d’une femme extraordinaire, Joëlle, qui, à la fin des années 70, fait un choix radical et engage sa vie dans l’aide humanitaire internationale.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.