Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
On le sait : au cours de leur histoire, la littérature et l'art ont souvent eu partie liée. En se penchant avec érudition sur la période 1830-1930, Julien Bogousslavsky narre une expansion continue : celle des illustrations qui investissent les livres – de Delacroix à Gauguin –, celle des dessinateurs qui mettent en mots après avoir mis en images, ou celle des auteurs effectuant le chemin inverse. En compagnie de Picasso, Delaunay, Manet, Zola, Courbet ou Verlaine, le lecteur est invité à parcourir « cent ans de pérégrinations, durant lesquels art et littérature foisonnèrent et s'enchevêtrèrent de la façon la plus proche ».
Vingt années après sa première édition, l'économiste français Laurent Cordonnier publie une version actualisée et augmentée de l'essai Pas de pitié pour les gueux. Il y est question des théories économiques néoclassiques du chômage culpabilisant les demandeurs d'emploi et sanctifiant le marché du travail.
La collection « La Fabrique des héros » s'enrichit d'un nouveau titre dédié au plus célèbre des détectives. Xavier Mauméjean se penche en effet sur Sherlock Holmes, sa personnalité, ses adversaires et ses voyages à travers le temps et les genres.
Chercheuse et enseignante en sciences de l'information à l'Université de Californie, Sarah T. Roberts a enquêté durant plusieurs années sur les dessous de l'Internet. Elle s'est intéressée à la modération commerciale de contenu, son organisation et ses conséquences. Une matière qu'elle a compilée dans l'ouvrage Derrière les écrans, paru aux éditions La Découverte.
Depuis le 30 septembre, un nouveau best-seller est disponible aux éditions Les Arènes. Les Mots perdus s'est en effet vendu à plus de 250 000 exemplaires à travers le monde et a remporté plusieurs prix prestigieux dont celui du Livre pour enfants du British Book of the Year Awards. Son principe est à la fois simple et ambitieux : réhabiliter ces mots, rattachés à la nature, qui s'estompent jusqu'à disparaître, et auxquels se substitue de plus en plus un jargon technologique privé d'affectivité.
Le premier album de Gaël Faye est sorti en 2014. Il comportait une chanson singulière et poétique intitulée « L'Ennui des après-midi sans fin ». Cette dernière porte sur ces moments où le temps apparaît comme suspendu et où l'imagination se met soudainement en branle. Elle sert d'assise au présent album, richement illustré par l'expérimenté Hippolyte.
Fabrice Erre et Jorge Bernstein satirisent le complotisme le temps d'une bande dessinée. Pour ce faire, ils mettent au jour le modus operandi de ceux qui colportent leurs doutes et leurs théories obscures de porte en porte – ou plutôt d'écran en écran.
Denis Bajram, Valérie Mangin (au scénario) et Thibaud de Rochebrune (au dessin) nous emmènent aux confins de l'espace. L'équipage d'une mission spatiale terrestre échoue sur une planète étrange, placée sous la coupe d'un « Grand Tout » à l'identité mystérieuse.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.