Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

Rétro Stephen King : Les Tommyknockers, un film de John Power

Le format du téléfilm oblige le réalisateur à garder un certain cahier des charges, avec une durée déterminée (2 fois 90 minutes) et un budget limité. Cela donne des effets spéciaux ridicules, mais un film plutôt potable finalement.

Rétro Stephen King : La Part des ténèbres, un film de George A. Romero

Alors que les romans et nouvelles de Stephen King font l'objet de trop nombreuses adaptations superficielles et bâclées, La Part des ténèbres se démarque par la fidélité envers le roman, jusque dans ses thèmes les plus complexes.

Rocco et ses frères, un film de Luchino Visconti : critique

En réalisant Rocco et ses frères, Luchino Visconti filme l'Italie de ce début d'année 60, avec ses fractures, ses contrastes, son désir de modernité et l'abandon de ses traditions, et s'inspire des tragédies antiques pour décrire la destruction inéluctable d'une famille.

Rétro Stephen King : La Créature du cimetière, un film de Ralph Singleton

La Créature du cimetière, adaptée de la nouvelle poste de Nuit, s'enfonce très vide dans le ridicule le plus infini.

The OA, une série de Zal Batmanglij : critique

The OA nous fait suivre des personnages qui évoluent en équilibre précaire entre deux mondes, à la frontière entre la société et l'individu, entre la santé mentale et la folie, entre l'illusion et la réalité, entre la vie et la mort.

L’Homme le plus dangereux du monde, un film de de Jack Lee Thompson : critique

L'Homme le plus dangereux du monde, de Jack Lee Thompson, avec Gregory Peck, sort en DVD. C'est l'occasion de redécouvrir ce film d'espionnage cynique et mouvementé, injustement oublié de nos jours.

La Femme des sables, un film de Hiroshi Teshigahara : critique

Considéré de nos jours comme un classique, Prix Spécial du Jury à Cannes en 1964, nommé pour l'Oscar du meilleur film étranger, La Femme des Sables, réalisation la plus célèbre de Hiroshi Teshigahara, est d'abord une œuvre moderne, s'inscrivant pleinement dans le mouvement de la Nouvelle Vague Japonaise, dont il est un des films les plus représentatifs

Unfriended, un film de Levan Gabriadze : critique

Certes, Unfriended innove par son procédé narratif, puisque l'ensemble du film se déroule sur un écran d'ordinateur. Mais est-ce suffisant pour retenir l'attention du spectateur et fournir un spectacle à la hauteur ?

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