Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

Le Décalogue (série de films) de Krzysztof Kieslowski : critique

A travers le Décalogue, Kieslowski réalise dix films qui sont autant de questions morales et philosophiques. Mais loin d'être des réflexions abstraites, ce sont des vies quotidiennes que filme le cinéaste, ce qui lui permet de dresser un portrait de la Pologne de son temps.

Je ne suis pas votre nègre, un film de Raoul Peck : critique

Avec Je ne suis pas votre nègre, le cinéaste haïtien Raoul Peck rend hommage à l'écrivain américain James Baldwin et, à travers les textes de celui-ci, dresse un portrait amer d'une Amérique blanche repliée sur elle-même.

Incarnate, un film de Brad Peyton : critique

Incarnate part d'une idée qui aurait pu être intéressante, à mi-chemin entre Inception et Insidious. Mais la réalisation de Brad Peyton (qui avait déjà commis San Andreas) n'est qu'une succession de mauvais choix.

24 City, un film de Jia Zhang-ke : critique

Après Still Life, qui a obtenu le Lion d'or de Venise en 2006, et avant A touch of sin, Jia Zhang-ke continue son portrait de la Chine contemporaine dans une oeuvre inclassable qui abolit la frontière entre fiction et documentaire.

Main Basse sur Pepys Road, une série de Matt Strevens : critique

Mini-série de trois épisodes produite par la BBC, Main Basse sur Pepys Road dresse le portrait croisé de plusieurs habitants d'une même rue londonienne, victimes d'un harcélement quotidien, et en profite pour faire la description critique d'une ville moderne déshumanisée.

Le Corbeau, un film de Henri-Georges Clouzot : critique

Dans son second film, Le Corbeau, Henri-Georges Clouzot laisse éclater sa vision sombre de l'humanité dans un film pessimiste réalisé avec maestria et interprété par quelques uns des plus grands noms du cinéma français de l'époque, de Pierre Fresnay à Ginette Leclerc.

Prison Break, saisons 1 à 4, une série de Paul T. Scheuring : critique

Les quatre premières saisons de Prison Break ont tout du film d'action : rapidité du rythme, mais aussi invraisemblances et facilités de scénario.

Rétro Stephen King : Salem, un téléfilm de Mikael Salomon

25 ans après l'adaptation réalisée par Tobe Hooper, était-il vraiment opportun de refaire une adaptation du roman Salem, de Stephen King ?

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