Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

1922, un film de Zak Hilditch d’après Stephen King

Une dispute autour d'un héritage, une ferme isolée au milieu des immenses champs de maïs du Nebraska, un fermier poussé au crime : voilà tout ce qui est nécessaire pour un bon thriller. Et pourtant...

Cruising – La Chasse, l’art du glauque et de l’ambiguïté

Plus qu'un simple film policier dont l'enjeu serait de découvrir l'identité d'un criminel, Cruising - La Chasse, de William Friedkin, est une plongée dans les bas-fonds d'un New-York glauque et le portrait de policiers à la morale très ambiguë.

Mr. Mercedes, la recette d’une adaptation réussie

Par la profondeur psychologique de ses personnages, par sa description critique d'une Amérique des perdants, par son rythme savamment maîtrisé, Mr. Mercedes se démarque du lot des adaptations de Stephen King.

The Strain, l’apocalypse vampire selon Guillermo del Toro

Une série racontant une invasion de vampires en plein New-York, sous la houlette de Guillermo del Toro ? Le spectateur était en droit de s'attendre à mieux que ce résultat fade qui tombe à plat.

The Killing, le triomphe du polar nordique

Alors que les romans policiers du Nord de l'Europe rencontrent toujours de plus en plus de succès, The Killing (Forbrydelsen), un des plus grands succès de la télévision scandinave, reste une référence en matière de série policière.

Ainsi soient-ils, ou le déchirement de l’Eglise dans le monde contemporain

Avec un casting prestigieux et talentueux, Ainsi soient-ils, série produite par Arte, propose de suivre cinq séminaristes et, au-delà, dresse le portrait de l'Eglise catholique prise dans ses contradictions et ses déchirements face à un monde laïcisé et matérialiste.

Les films de l’été : Soudain l’été dernier de Joseph L. Mankiewicz

Soudain l'été dernier est une des œuvres maîtresses de Joseph Mankiewicz, preuve de son immense talent de réalisateur, auquel s'ajoutent les dialogues de Tennessee Williams et l'interprétation hors norme des trois acteurs principaux, Katharine Hepburn, Montgomery Clift et Elizabeth Taylor.

Inspecteur Lavardin et le sourire goguenard de Chabrol

Avec Lavardin, Chabrol trouve un alter ego qui, comme lui, jette un regard ironique et goguenard sur la bourgeoisie de province et s'attelle à mettre à jour ses hypocrisies.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.