L'excellente maison d'édition Playlist Society revient avec un ouvrage sur Henri-François Imbert dans lequel elle décortique ses œuvres au travers d'analyses thématiques et d'un entretien avec le cinéaste lui-même.
Revenons sur le Cabinet du Docteur Caligari, film qui a influencé tout un pan de l'histoire du cinéma et a inspiré un genre à lui tout seul : l'expressionnisme.
À l'occasion du centenaire du suédois, découvrez l’œuvre d'Ingmar Bergman la plus dramatique, Cris et chuchotements, où luttes intérieures rencontrent la lutte des cœurs.
Retour sur le "premier" film de Wim Wenders, Alice dans les villes, fable envoûtante de l'errance de deux êtres qui vont se retrouver grâce à l'autre, à l'occasion de sa ressortie en salles en version restaurée.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.