Henri-François Imbert, Libre cours : une découverte passionnante

On connaît la maison d’édition Playlist Society pour ses ouvrages sur de grands cinéastes, tels que Christopher Nolan, ou encore les frères Tony et Ridley Scott, elle revient avec un ouvrage sur le réalisateur français méconnu Henri-François Imbert.

C’est un livre tout bonnement passionnant qu’ont écrit Raphaëlle Pireyre et Quentin Mével, qui donne envie de se plonger dans la filmographie de ce réalisateur confidentiel, dont les œuvres sont plus intimistes que grand-public. Sa première partie analytique dotée d’une approche thématique permet de découvrir les films d’Henri-François Imbert sous le prisme de son rapport au passé, des objets du quotidien transformés en objets artistiques et bien d’autres encore.  Sa deuxième partie fait place à un entretien avec le réalisateur lui-même, où l’on découvre ses multiples casquettes en tant que producteur, éditeur ou encore programmateur et ses débuts au Festival du Film d’Amiens.

« Album souvenir » pourrait être le sous titre générique de chacun des films du réalisateur, tant la nécessité de creuser le rapport entre mémoire et image constitue la raison de son cinéma. La collecte, la mise en rapport des images et du réel, le retour dans les lieux du passé sont les outils qu’il se donne pour creuser, à chaque film, ce questionnement sans fin.

Grâce à l’approche thématique des leitmotivs chers au réalisateur,  on découvre des œuvres méconnues mais qui mériteraient davantage de reconnaissance et que ce livre nous aide mieux à appréhender.

Le cinéma d’Imbert recouvre le présent de la nostalgie de sa fugacité. Il entremêle les couches de passés, suggérant l’idée que le présent n’est au fond qu’un passé en devenir.

La deuxième partie, construite en tant qu’échange entre Quentin Mével et le réalisateur est également très intéressante car elle permet de revenir sur le travail de Henri-François Imbert qu’il commente lui-même en le contextualisant.

En bref, procurez-vous ce livre, indispensable pour tout amateur de cinéma français indépendant!

Caractéristiques:

Titre : François-Henri Imbert, Libre Cours

Auteurs : Raphaëlle Pireyre et Quentin Mével

Maison d’Edition : Playlist Society

Prix: 8€ (Version Papier) / 5€ (Version Numérique)

12 x 15,7cm – 136 pages

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

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Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

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Flora Sarrey
Flora Sarreyhttps://www.lemagducine.fr/
Biberonnée au cinéma depuis toujours, je suis passionnée par les films danois et asiatiques. Egalement férue de littérature et rock'n'roll.

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