Beatrice Delesalle

Le ciné, ma passion. L’écriture, mon Graal. Je tente de combiner les 2 sous la forme d’un avis, d’un éloge, d’un commentaire, d’une critique en somme. Ce n’est pas mon métier et ne le sera jamais, mais c’est ce que je fais de plus plaisant et de plus personnel par les temps qui courent. Ces derniers mois, j’ai craqué pour : Carlos Reygadas, Roni Elkabetz, Hiam Abbass, Steve McQueen, Lynne Ramsay, James Franco, David Gordon Green, Jia ZangKhe, Wang Bing, Kim Ki Duk, Hirokazu Kore Eda, Kiyoshi Kurosawa, Pablo Berger, Lars von Trier, Panos H. Koutras, Félix van Groeningen, Miguel Gomes, Çağla Zencirci, Nuri Bilge Ceylan, Emir Baigazin, François Ozon, Philippe Garrel, Alain Guiraudie, Thomas Cailley, Abdellatif Kéchiche. Pour leur film en fait, plutôt.

Nightmare Alley de Guillermo del Toro : le noir lui va si bien

Nigthmare Alley de Guillermo del Toro est en quelque sorte l’anti Forme de l’eau : une histoire classique, un noir hollywoodien, sans aucune espèce étrangère, mais des humains comme vous et moi, tout monstrueux soient-ils. Une réussite.

L’Événement d’Audrey Diwan : un prix académique

L’Événement est un film où la réalisatrice Audrey Diwan s’empare du livre éponyme d’Annie Ernaux pour en faire un objet factuellement plutôt maîtrisé mais un peu éloigné de la fougue et des visées de l’écrivaine.

Monty Python : Sacré Graal ! , un sacré film culte

Monty Python : Sacré Graal ! est ce qui a permis financièrement aux Monty Python de se libérer de la télévision pour offrir leur folie géniale au cinéma. Film médiévaliste si l’on veut, il retrace les marqueurs du moyen-âge et de la légende arthurienne avec beaucoup, beaucoup de malice.

Tralala des frères Larrieu : belle balade en musique dans les Pyrénées

Tralala des frères Larrieu a beau être un film de genre, il est définitivement un film des frères Larrieu : inventif, drôle, solaire. Leur leitmotiv...

Les Intranquilles de Joachim Lafosse : une chronique familiale intense et pleine de vérité

Les Intranquilles de Joachim Lafosse est un film faussement linéaire et convenu, et porte au contraire la marque de fabrique du cinéaste qui sait nager dans les eaux troubles, joliment, intensément.

First Cow de Kelly Reichardt : Le détournement du genre

First Cow de Kelly Reichardt représente une facette de plus dans l’œuvre versatile et magistrale de la cinéaste. Adapté du roman de son coscénariste Jon Raymond, le film aborde les thèmes récurrents de son cinéma, et sa passion inassouvie pour l’Amérique.

Les amours d’Anaïs de Charline Bourgeois-Taquet : un conte d’été sur les traces de Rohmer

Les Amours d’Anaïs de Charline Bourgeois-Taquet est presque une rom-com, une comédie romantique, une appellation qui n’est pourtant pas à la hauteur de ce que ce film aurait pu être si la cinéaste avait trouvé un équilibre entre la tornade du début, et le côté intimiste de la fin. Son casting impeccable joue cependant beaucoup en sa faveur.

Passion simple de Danielle Arbid : l’impossible adaptation d’Annie Ernaux

Passion simple de Danielle Arbid, malgré l’adaptation du livre d’Annie Ernaux au 21e s., reste globalement fidèle à ce dernier. Une erreur sans doute, puisqu’il ne reste rien de la beauté de la prose de l’écrivaine, sans non plus qu’une plus-value cinématographique soit patente. Passion simple est un film aux grandes ambitions, mais maladroitement réalisé.

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Kill Bill : The Whole Bloody Affair, la nouvelle séquence anime et le geste hybride que Tarantino a inventé en 2003

Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.

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