Beatrice Delesalle

Le ciné, ma passion. L’écriture, mon Graal. Je tente de combiner les 2 sous la forme d’un avis, d’un éloge, d’un commentaire, d’une critique en somme. Ce n’est pas mon métier et ne le sera jamais, mais c’est ce que je fais de plus plaisant et de plus personnel par les temps qui courent. Ces derniers mois, j’ai craqué pour : Carlos Reygadas, Roni Elkabetz, Hiam Abbass, Steve McQueen, Lynne Ramsay, James Franco, David Gordon Green, Jia ZangKhe, Wang Bing, Kim Ki Duk, Hirokazu Kore Eda, Kiyoshi Kurosawa, Pablo Berger, Lars von Trier, Panos H. Koutras, Félix van Groeningen, Miguel Gomes, Çağla Zencirci, Nuri Bilge Ceylan, Emir Baigazin, François Ozon, Philippe Garrel, Alain Guiraudie, Thomas Cailley, Abdellatif Kéchiche. Pour leur film en fait, plutôt.

Rétrospective Coppola : Tetro, retour aux fondamentaux

Tetro n’est pas un film qui a fait autant de bruit que les précédents du grand cinéaste Francis Ford Coppola que l’on n’a plus besoin de citer, tant ils ont phagocyté, sans doute à raison, le metteur en scène. Mais il est l’un de ses plus personnels, l’un de ses plus inventifs, et certainement l’un de ses plus beaux.

Atlantique de Mati Diop : une réalité dakaroise magnifiquement au-delà du réel

La Franco-Sénégalaise Mati Diop a peaufiné son Atlantique, un film qui ne ressemble à aucun autre, aussi ancré dans la réalité que quasiment mythologique, avec un départ en mer au centre du récit. Une réussite qui mérite amplement le Grand Prix obtenu à Cannes.

Ceux qui travaillent d’Antoine Russbach : une belle fiction qui rejoint la réalité d’un monde asservi aux lois du marché

Pour un premier long métrage, Ceux qui travaillent d'Antoine Russbach est un film déjà maîtrisé, bourré d’intelligence sur le monde cynique d’une certaine forme de travail qui ne répond qu’aux exigences du libéralisme et qui ne se soucie pas de l’humain.

Enfance et Cinéma : la touche lumineuse de Hirokazu Kore-Eda

Peu de cinéastes ont constamment et amoureusement filmé l’enfance comme le japonais Hirokazu Kore-Eda. Retour sur son traitement empathique et sensible du sujet de l’enfance ancrée dans une cellule familiale qui est primordiale chez lui.

Un jour de pluie à New-York de Woody Allen : New-York, une lumière

En ouverture du festival du film américain de Deauville, Un jour de pluie à New-York est un beau film de Woody Allen comme il n’en n’a plus réalisé sans doute depuis Blue Jasmine. Tourné dans la tourmente de ses démêlés judiciaires avec Amazon, le film est pourtant drôle et romantique à souhait.

Deux Moi, mais un demi-film pour le nouveau Cédric Klapisch

Deux Moi, le nouveau film de Cédric Klapisch une œuvre toujours bien ancrée dans un contexte social et sociétal de son temps. Il nous laisse un peu plus sur le bord du chemin que ses précédents métrages, car trop englué dans du convenu et de l’anecdotique, malgré une mise en scène toujours aussi précise.

Roubaix, une lumière : quand Desplechin illumine le genre polar

Avec Roubaix, une lumière, Arnaud Desplechin raconte encore et toujours les histoires les plus romanesques, y compris quand il s’essaie à un double film de genre, un policier, et un film social

Vacances au Cinéma : Little Miss Sunshine de Dayton et Faris

Vacances ne signifie pas toujours farniente ni faire la crêpe au soleil. Dans le savoureux Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris, l’escapade familiale est aussi un moment propice pour se reconnecter avec soi-même et avec ses proches

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Kill Bill : The Whole Bloody Affair, la nouvelle séquence anime et le geste hybride que Tarantino a inventé en 2003

Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

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