Ariane Laure

Émerveillée par le cinéma depuis le Roi Lion, mon premier film en salle, j’aime les films qui font rêver, qui hantent et ne nous quittent jamais. J’admire particulièrement la richesse des œuvres de Stanley Kubrick, Christopher Nolan et Quentin Tarantino. Je suis également une adepte du cinéma asiatique, de Yasujiro Ozu, Akira Kurosawa à Wong Kar-Wai, Hayao Miyazaki et Park Chan-Wook. Travaillant dans le monde juridique, j'écris des critiques à mes heures perdues.

Festival de Deauville 2019 : Le cœur palpitant de l’Amérique

Le Festival de Deauville 2019 a mis à l’honneur toute la richesse du cinéma indépendant américain. Une vision ancrée dans l’Amérique profonde, abordant des thèmes frappants comme la drogue, le racisme, la maladie et les marginaux. Un art innovant qui n'hésite pas à prendre des risques, loin des traditionnels blockbusters hollywoodiens. Une vision féministe enfin, avec un grand choix de films réalisés par des femmes et reposant sur des héroïnes féminines.

Lieux et cinéma : le train, un voyage de tous les périls

Le cinéma a largement exploité toutes les possibilités et les particularités du train. Un moyen de transport synonyme de voyages, de drames, d’intrigues, d’énigmes et parfois même d’un véritable enfer.

Les scénarios de Nolan : anatomie du suspense

En attendant de découvrir le prochain film de Christopher Nolan, dont la sortie est prévue pour juillet 2020, Le Magduciné revient aujourd'hui sur les méthodes d'écriture de ce cinéaste hors normes. Les scénarios de Nolan constituent la marque de fabrique d'un réalisateur qui a su, par des films d'auteur comme des blockbusters, imposer son style narratif. Analyse.

Les plus belles Palmes d’or : Mission de Roland Joffé

Avant que le Festival de Cannes 2019 ne déroule son tapis rouge, Le Magduciné vous propose de revenir en avril sur quelques unes des plus prestigieuses Palmes d’or. L'occasion de s'intéresser aujourd'hui à Mission, un fabuleux drame historique réalisé par Roland Joffé.

Colère sur pellicule : Black Mamba, la lionne enragée de Kill Bill

En avril, LeMagduciné dresse le portrait de personnages qui ont marqué le cinéma en incarnant une émotion vive, à l'état brut. La chasse vengeresse à laquelle s'adonne Black Mamba dans Kill Bill illustre de façon frappante l'expression de la colère, dans une lutte sanguinaire et acharnée au corps à corps, poings dressés, sabres tirés.

Un monde parfait selon Ghibli : les rouages d’un imaginaire intarissable

Dans Un monde parfait selon Ghibli, Alexandre Mathis décrypte les rouages d'une machine bien huilée, d'un macrocosme artistique, d'un empire dont le départ de ses deux maîtres, Hayao Miyazaki et Isao Takahata, semble tragiquement pousser vers le déclin.

Ennio Morricone : il était une fois la musique au cinéma…

A l'âge de 90 ans, Ennio Morricone reste un compositeur aussi productif qu'inventif, au style inimitable. A l'occasion de notre mois dédié au cinéma et à la musique, retour sur l'oeuvre de ce maestro italien qui a marqué l'histoire du cinéma.

Gladiator de Ridley Scott : la renaissance du péplum

Avec Gladiator, Ridley Scott a acté la renaissance du péplum. Symbole cinéphile ultime de la bravoure, devise d'une génération, ce film d'une rare puissance émotionnelle appartient encore aujourd'hui au panthéon des films historiques. Les acclamations sans fin et la musique magnifique de Hans Zimmer nous habitent encore. "Force et honneur" !

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.