Capricci stories : des vies hautes en couleurs

Depuis mars et un premier numéro consacré à Marlon Brando, les éditions Capricci se sont enrichies d’une nouvelle collection, les capricci stories. Enrichie le 20 Juin de deux nouveaux numéros dévoilant en poche les portraits de Mel Gibson et Joan Crawford, elle a depuis accueilli Bruce Lee et Robert Mitchum, en attendant Rita Hayworth.

Le cinéma dans la poche : reader digest

Les cinéphiles et leurs cercles d’amis s’en rendent souvent compte à l’approche des fêtes de Noël : les bouquins de ciné, c’est souvent assez massif. Avec sa nouvelle ligne, les éditions Capricci distinguent par leur tout petit format une série de biographies, en mode synthétique et compact, qui permettent rapidement de faire le tour d’illustres vies et noms du 7ème art, en pas plus de 150 pages, 15 chapitres maximum environ, une bibliographie pour approfondir éventuellement le sujet, un beau papier et un graphisme malin. La série a tout pour séduire les lecteurs pointus comme les néophytes. Pour les uns, le storytelling fonctionnera à merveille, en réécrivant sous des angles inédits les grandes scènes de la vie ; les autres y trouveront les idéales portes d’entrée aidant à se familiariser avec des gueules sacrées. Les œuvres évitent la lourdeur du pavé sans en perdre toute la gravité.

Hollywood à portée de main

Comment, en effet, oser le titre un brin provocateur du premier numéro, Marlon Brando, les stars durent dix ans sinon pour inviter à passer de chapitre en chapitre dans des épisodes-clés d’une carrière qui a fait un mythe ? C’est plutôt malin pour nous appeler à passer la porte et rencontrer des humanités, derrière les scandales, les anecdotes de tournage et le star system. Les choix rédactionnels en évitent les peaux lisses pour celles qui en ont encaissé et suffisamment joué contre lui : va pour les rebelles, les incompris et les caprices qui font aussi les génies.

Pour Marlon Brando, nous découvrons un Atlas portant trop tôt sa légende, usé très jeune par une usine à Oscars qui l’avait lassé bien plus que ce qu’il imaginait en prenant ses premiers cours de théâtre. Joan Crawford, dont le sourire éclatant éblouissait de mille feux pour mieux cacher les drames d’une « actrice hollywoodienne parmi les monstres », celle qui a reçu un Oscar dans son lit et longtemps tissé l’image d’une emmerdeuse à très fort caractère qui a amené un jour un animateur macho à choisir son visage comme modèle pour la reine de Blanche-Neige. Mel Gibson, repenti usé par l’alcool, c’est connu, certes, mais au moins autant que par la figure paternelle ? Un peu moins, et tellement révélateur : derrière chaque mythe, il y a un collier d’histoires dont on passera de perle en perle pour des vrais plaisirs de lecture.

Marlon Brando, les stars durent dix ans, Arthur Cerf

Mel Gibson, sur la brèche, Matthieu Rostac

Joan Crawford, Hollywood monster, Maxime Donzel

Bruce Lee, un gladiateur chinois, Adrien Gombeaud

Robert Mitchum, l’homme qui n’était pas là, Lelo Jimmy Batista

A paraître : Rita Hayworth, Gaël Lépingle

Festival

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Romaric JOUAN
Romaric JOUANhttps://www.lemagducine.fr/
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