Riddick, un film de David Twohy : Critique

Riddick the survivor !

Après The arrival, Twohy nous régale avec Pitch Black (2000) un succès, il y avait tout, une excellente mise en scène, magnifique musique, paysage sublime, puis en 2004 nous avons eu les Chroniques de Riddick, avec les Necromongers, une saga incroyable, à revoir…

Voici un 3eme opus, intitulé sobrement Riddick, un survival en trois parties, dans la  première, il s’agit de survivre sur une planète hostile, la meilleure partie du film, puis nous avons la confrontation avec les chasseurs et le combat contre les aliens.

L’anti-héros, le survivant, le prédateur est toujours là, mais le budget plutôt limité et un scénario écrit sur un post-it, car passé les 30 premières minutes, le film s’enlise, même si les bestioles et la faune sont plutôt bien faits ainsi que la photographie impeccable avec ses ombres et ses lumières stupéfiantes.

Un film bourrin, qui certainement plaira aux amateurs du genre, mais qui décevra les fans de science fiction, il faut bien le dire ce huis clos planétaire n’apporte rien de plus, il n’y aucun suspense, on devine aisément la suite…

On pourrait arrêter le film après la première partie, même si certaines incohérences demeurent, comme celle où Riddick jette un os pour se débarrasser d’une espèce d’hyène-chien-tigre, on sent bien que les scénaristes ne savaient pas quoi faire de la scène et malheureusement c’est comme ça tout au long du film.

Un bon point par contre pour le décor, ambiance post apocalyptique, proche de l’univers Métal Hurlant, les paysages arides sont grandioses ramenant à « Pitch Black« .

Un retour aux sources marqué un manque d’imagination, un scénario creux, vidé de toutes substances et un casting où aucun des comédiens n’arrivent à tirer son épingle du jeu, à part Vin diesel qui reprend son rôle de prédateur, d’anti-héros prêt à faire ce qu’il faut pour survivre.

Même si le film dégage une réelle atmosphère, l’action est en dent de scie, ça manque de punch, quant aux dialogues ils sont creux, l’humour y est gras et l’insulte facile. Alors que Riddick n’était pas vulgaire et sortait rarement une insulte, voilà que l’on en fait un personnage plutôt prompt à l’insulte.

C’est l’opus de trop, il n’y a aucun lien entre Les chroniques de Riddick et ce pseudo Pitch Black 2, d’ailleurs la liaison est fort peu crédible, l’idée de revenir en arrière ne pouvait que rater, une suite aux chroniques auraient été plus avisés, le voir évoluer alors qu’il est au pouvoir avec son côté prédateur ça aurait pu avoir de la gueule, comme en savoir plus sur son monde dorigine Furya, en le faisant rencontrer d’autres Furiens.

Riddick est au final un film à l’intrigue basique, où les personnages « blablatent » et s’insultent, un opus qui se termine d’ailleurs bizarrement, Katee Sackhoff que l’on a vu voir dans Battlestar Galactica, tiens le rôle d’une lesbienne, changeant de personnalité à la fin du film sans que personne n’en comprenne la raison…

Le film plaira certainement aux fans de cocktails alliant survival gore et humour gras, quant aux autres ils devront attendre une suite des aventures de Riddick, en espérant que Twohy et Diesel se rattraperont en livrant un film où l’intelligence et l’imagination seront aux rendez –vous.

Synopsis : Laissé pour mort sur une planète désertique, Riddick doit affronter de nombreuses créatures sauvages qui tentent de le dépecer tout en soignant ses blessures. Sa seule option est bientôt de lancer un appel au secours qui alerte des chasseurs de primes qui comptent bien ramener sa tête dans une boîte. Deux vaisseaux répondent à son appel : le premier rempli de mercenaires, le second d’un homme qui souhaite capturer Riddick vivant pour l’interroger. Alors que s’approche une dangereuse tempête, Riddick réclame un vaisseau pour quitter la planète, sans quoi il tuera tous les membres d’équipage.

Riddick : Fiche Technique 

Réalisateur(s):David Twohy
Scénariste(s): Oliver Butcher, Stephen Cornwell, David Twohy
Acteurs: Vin Diesel, Jordi Mollá, Matt Nable, Katee Sackhoff, Dave Bautista, Bokeem Woodbine, Raoul Trujillo
Date de sortie: 18 septembre 2013
Durée: 1h 59
Budget: 38 000 000 $
Genre: Action, Science-ficton
Pays: États-Unis

Festival

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