Mademoiselle : Sortie DVD, Blu-Ray & VOD le 22 Mars 2017

Ce mercredi 22 Mars sort Mademoiselle de Park Chan-wook en DVD et Blu-Ray, sélectionné en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2016, ce thriller vénéneux à la photographie chatoyante nous entraîne dans un infernal jeu de manipulations.

« Malgré les quelques failles de son écriture, en grande partie dues au grand nombre de sujets abordés et à une surenchère de scènes de sexe se voulant choquantes, Mademoiselle est parmi les réalisations les plus abouties que le cinéma coréen ait su nous offrir ces dernières années. Une œuvre ensorcelante dont la beauté des images et le charme vénéneux du récit resteront longtemps imprimés sur nos rétines.»

Après Stoker, le cinéaste coréen Park Chan-wook nous transporte dans un ballet d’amour sulfureux à la mise en scène virtuose.

Synopsis : Corée, années 30. Sookee est une jeune voleuse qu’un arnaqueur notoire fait engager comme servante auprès de Hideko, surnommée « Mademoiselle », une riche héritière issue de la bourgeoisie japonaise en vue de l’influencer à la faire l’épouser. Les deux femmes vont se rapprocher sans que Sookee prenne conscience des névroses et des secrets que dissimule sa maîtresse.

Inspiré du roman à succès « Du bout des doigts », Park Chan-wook signe son meilleur film depuis le brillant Old Boy. Par son intrigue d’une richesse rare, sa réalisation d’une efficacité renversante et son esthétisme inouï, Mademoiselle a été la révélation du dernier Festival de Cannes. Ce nouveau chef-d’œuvre coréen nous entraine dans un thriller sensuel où trahison, passion et manipulation sont les maîtres du jeu.

Sortie Dvd et Blu-ray: Mademoiselle

Mademoiselle-3D-DVD

DVD – Détails Techniques
LANGUES : Français – Coréen • SOUS-TITRES : Français
SON : DTS 5.2 et 2.0 • IMAGE : 16/9 – 2.39 • COULEUR • DURÉE : 140min + BONUS

Mademoiselle-The- Handmaiden-Plastique-3D-BD

BLU-RAY – Détails Techniques
LANGUES : Français – Coréen • SOUS-TITRES : Français
SON : 5.1 et 2.0 • IMAGE : 16/9 – 2.39 – Full HD 24p • PAL • COULEUR • DURÉE : 145min + BONUS

Suppléments communs aux deux éditions : Making of, Casting à Cannes Interview du réalisateur

Édition Limitée 2 Blu-Ray inclus la version longue inedite du film (VOST – 23 mn de scènes supplémentaires et allongées + La Version Cinéma)

Mademoiselle : Bande annonce

Mademoiselle (Ah-ga-ssi)
Réalisation : Park Chan-wook
Scénario : Chung Seo-kyung, Park Chan-wook d’après : le roman Du bout des doigts de : Sarah Waters
Interprétation : Kim Min-hee (Hideko), Kim Tae-ri (Sookee), Ha Jung-woo (le comte), Cho Jin-woong (oncle Kouzuki), Kim Hae-sook (Mme Sasaki), Moon So-ri (la tante)
Image : Chung Chung-hoon
Décors : Ryu Seong-hee
Costumes : Cho Sang-kyung
Son : Bae Il-hyuck, Kim Suk-won, Jung Gun
Montage : Kim Sang-bum, Kim Jae-bum
Musique : Cho Young-wuk
Producteur(s) : Park Chan-wook, Syd Lim
Production : Moho Films, Yong Film
Distributeur : The Jokers, Bac Films
Durée : 2h25
Date de sortie : 1 novembre 2016
Corée du Sud – 2016
Sortie DVD et Blu- Ray : 22 mars 2017
Éditeur: M6 Interactions
Edition : Keep Case, PAL, Interdit aux moins de 12 ans

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Julien Dugois
Julien Dugoishttps://www.lemagducine.fr/
Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

Le Cuirassé Potemkine (1925), de Sergueï Eisenstein : de la propagande au firmament du septième art

Le talent d’Eisenstein fut initialement mis au service de la machine propagandiste soviétique. Un siècle plus tard, le temps a débarrassé ce film de toute la dimension polémique attachée au régime criminel. Ne reste aujourd’hui plus que la substantifique moelle du génie de son metteur en scène.

Le Grand Duel (1972), de Giancarlo Santi : pour quelques plans de Leone

Non dépourvu de plans géniaux – notamment son duel final – et illuminé par le magnétisme de Lee Van Cleef, le film est néanmoins écrasé par le modèle leonien, dont tous les codes sont scrupuleusement respectés. Les suppléments sont généreux et sympathiques… mais eux aussi très imparfaits.

A Prairie Home Companion (2006), de Robert Altman : adieu d’un maître, élégie du Midwest

Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.