Spawn : Kevin Smith prépare une série télévisée centrée sur les deux détectives Sam et Twitch

L’acteur et réalisateur américain Kevin Smith travaillerait au développement d’une série télévisée qui va réjouir les fans du comics américain Spawn de Todd McFarlane. Préparez-vous à une plongée dans l’Enfer du crime, du passage à l’acte et sur les origines du Mal.

Kevin Smith plancherait actuellement sur une fiction pour les besoins du petit écran. Les œuvres majeures de Kevin Smith en tant que réalisateur sont la saga Clerks, Jay et Bob contre-attaquent, Tusk, Red State, Zack et Miri font un porno ou bien encore Dogma. Le cinéaste derrière la saga Clerks devrait donc s’atteler dans les prochains mois à un projet infernal (à tous les sens du terme) pour le plus grand bonheur des fans du comics Spawn. Selon des informations de Deadline, BBC America aurait confié à Kevin Smith le soin d’écrire, de réaliser et de produire une série télévisée entièrement basée sur les aventures des inspecteurs Sam et Twitch.

Les épisodes pourraient suivre le canevas et l’intrigue des comics américains Sam and Twitch publiés au début des années 2000. Cette bande dessinée est en réalité un spin-off de l’œuvre majeure de Todd McFarlane, Spawn. Sam Burke et Twitch Williams sont deux détectives travaillant à la brigade criminelle. Ils sont apparus pour la toute première fois en 1992 dans un numéro de Spawn en tant que personnages secondaires. Leurs investigations les entraînent dans les bas-fonds de la ville, en pleine fange. Sam et Twitch se retrouvent confrontés au quotidien face aux criminels de la pire espèce qui semblent avoir perdu tout sens moral et dont la santé mentale s’est fait la malle depuis belle lurette. Certains crimes particulièrement atroces et inhumains pourraient même les mener sur les voies de l’occulte et du paranormal. L’Enfer sur terre au fond d’une allée sombre est malheureusement la dure réalité des deux enquêteurs de choc Sam et Twitch entre un donuts, une tranche de pizza tiède et une tasse de café froid avalés en quatrième vitesse.

Les fans hardcore du anti-héros démoniaque à la cape rouge et aux chaînes acérées qui mène la dent dure au clown Violator – suppôt de Satan à ses heures perdues – attendent avec impatience un caméo du personnage maudit, Al Simmons-Spawn, dans la future série Sam and Twitch.

Todd McFarlane avait lui-même évoqué depuis de nombreux mois ses envies et son désir de revoir l’univers de Spawn adapté dans une nouvelle fiction.

Le célèbre comics avait déjà été transposé au cinéma par Mark Dippé en 1997, qui avait auparavant travaillé sur les effets visuels de Terminator 2 et Jurassic Park notamment. Même si la trame narrative était très respectueuse du comics original, le film manquait clairement de souffle. Il faut dire que la période à Hollywood, à la fin des années 1990, n’était pas aussi porteuse de projets marquetés et extrêmement travaillés avec de gros budgets et des effets spéciaux colossaux comme la vague des films DC et Marvel de ces dix dernières années. HBO avait également diffusé une série animée Spawn à la fin des années 1990 d’une très grande qualité. Ce programme s’étalait sur trois saisons pour un total de 18 épisodes.

La présidente de BBC America, Sarah Barnett, s’est exprimée dans les médias américains sur ce projet de série télévisée avec Kevin Smith basé sur les deux personnages créés par Todd McFarlane.

Je suis tombée par chance sur Kevin Smith au festival de Sundance. Il est extrêmement enthousiaste pour ce projet et surexcité à l’idée de travailler sur cette série. Sam and Twitch devrait être terrifiant et comporter des séquences d’humour macabre. […] Une intrigue différente sera abordée dans chaque épisode. Ils disposeront tous d’une fin fermée même si certains aspects de l’intrigue et des personnages seront séquencés et étalés au fil des épisodes.

Columbo, Maigret, Derrick et les flics de choc de True Detective n’ont qu’à bien se tenir. Sam et Twitch risquent de déménager. Le programme en cas de succès pourrait même bousculer les codes du genre de la série policière. Sam and Twitch risque de s’apparenter à du très bon X-Files ou à la série mythique des années 1990, MilleniuM, avec Lance « Bishop » Henriksen.

Spawn de Mark Dippé – Bande-annonce (VF) :

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.