Oscars 2017 : La La Land n’a pas tout raflé, mais qui alors?

Ce 26 février 2017 a eu lieu la 89ème cérémonie des Oscars. Le palmarès complet, et plein de surprises, est à retrouver ici.

Le suspense aura été à son comble littéralement jusqu’au bout! La La Land ne repart qu’avec 6 des 13 statuettes pour lesquels ils concouraient. Cette soirée a vu émergé un beau palmarès très éclectique dont ressort vainqueur le très beau Moonlight, sacré Meilleur film.

Sans surprise en revanche, la politique était au cœur de la plupart des discours, avec humour dans les interventions de Jimmy Kimmel qui ne s’est pas privé de multiplier les pics à Donald Trump -allant jusqu’à l’interpeller sur tweeter-, mais aussi de façon bien plus grave avec la lettre d’Asghar Fahradi, resté en Iran.

Entre humour, divertissement et engagements, cette soirée a été un beau moment dans le pur esprit hollywoodien.

Palmarès complet de la cérémonie des Oscars 2017 :

OSCAR DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE : Mahershala Ali, pour son rôle de Juan dans Moonlight

OSCAR DES MEILLEURS MAQUILLAGES ET COIFFURES : Alessandro Bertolazzi, Giorgio Gregorini et Christopher Allen Nelson pour leur travail sur Suicide Squad  

OSCAR DES MEILLEURS COSTUMES : Coleen Atwood pour son travail sur  Les animaux fantastiques

OSCAR DU FILM DOCUMENTAIRE : O.J.: Made in America, réalisé par Ezra Edelman et Caroline Waterlow

OSCAR DU MEILLEUR MONTAGE SON : Sylvain Bellemare pour son travail sur  Premier Contact (Arrival)

OSCAR DU MEILLEUR MIXAGE SON :  Kevin O’Connell, Robert McKenzie, Andy Wright et Peter Grace pour leur travail sur Tu ne tueras point (Hacksaw Ridge)

OSCAR DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE : Viola Davis, pour son rôle de Rose Maxson dans Fences

OSCAR DU MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE : Le Client, réalisé par Asghar Fahradi

 OSCAR DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE D’ANIMATION : Piper, réalisé par Alan Barillaro et Marc Sondheimer

OSCAR DU MEILLEUR FILM D’ANIMATION : Zootopie, réalisé par Byron Howard, Rich Moore et Clark Spencer

OSCAR DES MEILLEURS DÉCORS :  Sandy Reynolds, Wasco et David Wasco pour leur travail sur La La Land

OSCAR DES MEILLEURS EFFETS VISUELS : Robert Legato, Adam Valdez, Andrew R. Jones et Dan Lemmon pour leur travail sur Le Livre de la jungle 

OSCAR DU MEILLEUR MONTAGE :  John Gilbert, pour son travail sur Tu ne tueras point

OSCAR DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE DOCUMENTAIRE : Les Casques Blancs, réalisé par Orlando von Einsiedel et Joanna Natasegara

OSCAR DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE DE FICTION : Sing, réalisé par Kristóf Deák et Anna Udvardy

OSCAR DE LA MEILLEURE PHOTOGRAPHIE :  Linus Sandgren, pour son travail sur La La Land

OSCAR DE LA MEILLEURE CHANSON :  “City of Stars” composé par Benj Pasek, Justin Paul et Justin Hurwitz, dans La La Land

OSCAR DE LA MEILLEURE MUSIQUE DE FILM : Justin Hurwitz, pour son travail sur La La Land

OSCAR DU MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL : Kenneth Lonergan, pour le scénario de Manchester by the Sea

OSCAR DU MEILLEUR SCÉNARIO ADAPTE : Barry Jenkins pour le scénario de Moonlight, d’après la pièce de Tarell Alvin McCraney

OSCAR DU MEILLEUR RÉALISATEUR : Damien Chazelle, pour La La Land

OSCAR DU MEILLEUR ACTEUR : Casey Affleck, pour le rôle de Lee Chandler dans Manchester by the Sea

OSCAR DE LA MEILLEURE ACTRICE : Emma Stone pour le rôle de Mia dans La La Land

OSCAR DU MEILLEUR FILM : Moonlight de Barry Jenkins

 

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Julien Dugois
Julien Dugoishttps://www.lemagducine.fr/
Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.