Arras Film Festival 2016 : le Palmarès

Ce dimanche 13 novembre, l’Arras Film Festival édition 2016 s’est terminé en dévoilant notamment son palmarès dominé par Roues Libres, un thriller humoristique hongrois.

Lors de la cérémonie de clôture de cette dix-septième édition de l’Arras Film Festival a été dévoilé le palmarès. Celui-ci s’avère dominé par Roues Libres (Kills on Wheels / Tiszta Szivvel), une comédie noire qui nous vient de Hongrie et dont la sortie publique est programmée le 25 janvier 2017. La synopsis : Ruspaszov, ancien pompier, est en fauteuil roulant depuis trois ans, suite à un accident de travail. Le cynisme et l’alcool l’aident de moins en moins à supporter son état. Zolika, tout juste 20 ans et passionné de bande dessinée, vit en fauteuil depuis toujours.  Leur rencontre improbable redonnera à chacun goût à la vie. Surtout quand Rupaszov, se mettant au service du chef de la mafia locale, décide d’utiliser leur handicap comme couverture…

Le film réalisé par Attila Till a été le coup de cœur du jury de la compétition européenne. Il a aussi reçu le prix de la Critique, ainsi que les prix du Public et Regards jeunes région Hauts-de-France.

Ci-dessous, la bande-annonce de Roues Libres.

Mais n’oublions pas pour autant les autres métrages primés. Glory (Slava), drame greco-bulgare de Kristina Grozeva et Peter Valchanov suivant un cheminot tourmenté, a reçu l’Atlas d’or, soit le Grand prix du jury. L’Atlas d’argent, prix de la mise en scène, a été décerné à Anna’s Life (Anas Ckhovreba) de Nino Basilia. Le film géorgien suit le combat d’une mère et de son fils pour survivre en Géorgie puis quitter le pays pour atteindre les Etats-Unis.

https://www.youtube.com/watch?v=9TNRg37vMbo

Ci-dessus, la bande-annonce d’Anna’s Life.

Enfin du côté des bourses ArrasDays octroyées aux projets (notamment aux scénarios) prometteurs, The Father des bulgares Kristina Grozeva et Petar Valchanov a reçu 8000 euros de la part du CNC, et 5000 euros ont été décernés au projet D.M. (Dusan Makavjev) : Mysteries of Freedom du serbe Goran Radovanovic par la ville d’Arras.

Il n’y a plus alors qu’à attendre novembre 2017, mois qui devrait être occupé, nous l’espérons, par la dix-huitième édition de l’Arras Film Festival. Un rendez-vous de cinéma de plus en plus passionnant à vivre et à partager.

Ci-dessous la bande-annonce de Glory.

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

Fjord : La Grande Fureur des bien-pensants

"Fjord", Palme d'or 2026 de Christian Mungiu, suit une famille roumano-norvégienne accusée par les services sociaux d'un pays scandinave, entre conservatisme religieux et progressisme libéral. Un film ambigu et intelligent, mais un peu trop scolaire et démonstratif, qui questionne nos préjugés.

« Insidious : l’invasion du Lointain » ne réveillera pas notre intérêt pour la saga…

Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.

Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.