Mais qu’Avez-vous fait à Solange ? : un 3ème remake de film d’horreur pour Refn

Avec Mais qu’Avez-vous fait à Solange ?  Refn crée un trio de remakes de films d’horreur !

Passionné de séries B, Nicolas Winding Refn vient d’ajouter un troisième film d’horreur à sa liste de remakes : Mais qu’Avez-vous fait à Solange ?  rejoint ses productions Maniac Cop et Witchfinder General.

Après, Maniac Cop et Witchfinder General, le réalisateur de The Neon Demon vient de signer la production du remake de Massimo Dallamano Mais qu’Avez-vous fait à Solange ? Ce film de 1972 est un grand classique du genre giallo, un thriller à l’italienne, à la croisée du policier et du slasher avec une touche d’érotisme (en italien « giallo » signifie jaune, en référence à la couleur des couvertures des romans policiers). Le célèbre Psychose d’Alfred Hitchcock constitua l’une des principales sources d’inspiration de ce genre très prisé entre 70′ et 80′. On citera pour exemples les films de Lucio Fulci comme L’Emmurée Vivante, La Longue Nuit de l’exorcisme ou Les Salopes vont en enfer ainsi que de nombreuses réalisations de Dario Argento tels que Ténèbres et Les Frissons de l’angoisse.

Basé sur le roman d’Edgar Wallace Les Deux Épingles (The Clue of the New Pin), Mais qu’Avez-vous fait à Solange ? est l’un des meilleures films du genre giallo connu pour sa bande-originale par Ennio Morricone qui a aussi créé la musique des Salopes vont en enfer. Refn décrit le film de Massimo Dallamano comme « un giallo italien absolument incroyable. Un des grands, grands films d’horreur de l’époque. »

Mais qu’Avez-vous fait à Solange ? décrit l’enquête sur le meurtre d’une jeune étudiante d’un lycée catholique de Londres. La victime a été violée et sauvagement mutilée, un long couteau enfoncé dans le vagin. Scotland Yard suspecte alors Enrico, un professeur italien qui a une liaison avec une élève…

Féru de giallo et de séries B, Nicolas Winding Refn a compilé 10 000 affiches de films de ce cinéma typique des années 70′ dans son ouvrage intitulé « L’art du regard ».

Mais qu’avez-vous fait à Solange ? : Bande-annonce

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Kristell Guerveno
Kristell Guervenohttps://www.lemagducine.fr/
Ancienne enseignante férue d'histoires et de films en tout genre, j'adore partager mes passions et faire rêver mon entourage. Avant de me consacrer à l'éducation, j'avais étudié les lettres et le cinéma.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.