Les différents visages de l’horreur au cinéma

Les différents visages de l’horreur au cinéma

Le cinéma est sans nul doute le vecteur émotionnel le plus efficace.
Il s’est incontestablement imposé dans la vie contemporaine comme un dogme culturel inébranlable, capable d’abattre toutes les barrières et se réinventer à chaque fois. Dévoilé par les Frères Lumière en 1895 avec « Sortie d’usine », et rendu populaire, entre autres, par Georges Méliès, les studios Gaumont et Pathé à l’aube du 19ème siècle, il n’a cessé de se diversifier au fil du temps.
Au départ documentaire, le cinéma est aujourd’hui l’exact reflet de l’humain, sociologique ou physiologique ; la transposition de l’extrême complexité d’un intellect imaginatif sans bornes. S’il plaît, s’il séduit, c’est que le 7ème Art rassemble les populations autour des messages qu’il véhicule. Révélateur de sentiments, il indique aussi une direction vers un idéal universel, soulève des questions et parfois y répond, traduit les besoins intrinsèquement liés au devenir de l’homme sur sa planète.

Tandis que certains cinéastes s’appliquent à nous déstabiliser avec le drame ou le biopic, d’autres s’attachent à nous révolter avec la guerre ou l’horreur.

L’horreur au cinéma ne se restreint cependant pas à un genre cinématographique particulier, mais s’invite au contraire de façon parfaitement générale sur la pellicule, quel qu’en puisse être le sujet. Elle figure un malaise sociétal profond qui généralement oppose l’homme à lui même, rendant compte de ses travers les plus sombres.

L’horreur au cinéma peut être suggérée ou affichée, physique ou idéologique. Ce thème pour lequel les réalisateurs semblent particulièrement inventifs, suscite tout autant l’intérêt du spectateur, désireux de se trouver dépouillé de ses convictions et poussé dans ses retranchements.

La rédaction vous présente, une sélection de scènes effroyables qui ont marqué les esprits. Des séquences déstabilisantes, détestables ou malsaines, qui montrent que si le cinéma aime triturer son spectateur, l’horreur répond avant tout chose, à la recherche du frisson et de l’angoisse, si possible toujours plus glaçante.

28 semaines plus tard
de Juan Carlos Fresnadillo avec Robert Carlyle, Rose Byrne, Jeremy Renner
Les pulsions assassines de Don.

Irréversible
de Gaspar Noé avec Monica Bellucci, Vincent Cassel, Albert Dupontel.
Éteindre efficacement l’incendie.

American History X
de Tony Kaye avec Edward Norton, Edward Furlong, Beverly D’Angelo
La scène d’intro qui conduit Dereck en prison.

La Passion du Christ
de Mel Gibson avec Jim Caviezel, Christo Jivkovet, Monica Bellucci.
Le châtiment jusqu’au-boutiste, caméra voyeuriste et malsaine.

https://www.youtube.com/watch?v=_vZ0wy4dKfk

Destination finale
de James Wong avec Daniel Roebuck, Devon Sawa, Ali Larter.
La fin de Todd qui voulait juste prendre une petite douche.

Casino
de Martin Scorsese avec Robert De Niro, Sharon Stone, Joe Pesci.
Partie de baseball entre potes.

Le Labyrinthe de Pan
de Guillermo Del Toro avec Ivana Baquero, Sergi Lopez, Maribel Verdu
L’abominable interrogatoire mené par le Capitaine Vidal.

1492 : Christophe Colomb
de Ridley Scott avec Gérard Depardieu, Armand Assante, Sigourney Weaver
L’inquisition Espagnole.

Chopper
de Andrew Dominik avec Eric Bana, Vince Colosimo, David Field.
Rivalités carcérales et bipolarité.

La Ligne Verte
de Frank Darabont avec Tom Hanks, David Morse, Michael Clarke Duncan
L’omission volontaire du malfaisant Percy.

Saw
de James Wan avec Leigh Whannell, Cary Elwes, Danny Glover
Abandonner une partie de soi pour retrouver la liberté.

Biutiful
de Alejandro González Inárritu Avec Javier Bardem, Maricel Álvarez, Hanaa Bouchaib
« Je ne veux pas mourir. »

Allez, maintenant à table si vous avez faim !?

Festival

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