3 From Hell : Rob Zombie a débuté le tournage de la suite de The Devil’s Rejects

Selon des informations de Bloody-Disgusting et de Dread Central, le cinéaste et musicien Rob Zombie aurait débuté le tournage de son nouveau long-métrage. Le réalisateur de 31 réserve une divine surprise aux amateurs de films d’horreur !

Le cinéaste américain a publié cette semaine une photographie sur le tournage de son nouveau projet cinématographique : 3 From Hell. Le cliché en question a été dévoilé sur son compte Instagram. Ce long-métrage devrait être une suite de La maison des 1 000 morts (2003) et de The Devil’s Rejects (2005) !

https://www.instagram.com/p/BgRiVcJlOBN/?utm_source=ig_embed

Des rumeurs, au mois d’octobre 2017 à l’occasion d’Halloween, évoquaient la possibilité d’un nouveau projet cinématographique pour Rob Zombie. Le tournage de ce futur film était annoncé pour mars 2018. Rob Zombie a donc pu tenir son calendrier et mener son projet à bien. Le titre de ce futur film laisse envisager de terribles possibilités sur le sort des anti-héros, la famille Firefly, des films précédents.

Le bouquet final du chef-d’œuvre horrifique The Devil’s Rejects a envoyé les personnages principaux vers un funeste destin. A la manière du final de Jason va en enfer d’Adam Marcus où le tueur au masque de hockey est importuné par Freddy Krueger, les Firefly pourraient bien être tombés sur un os en toquant à la porte du Diable ! Ils sont susceptibles de faire leur retour sur Terre, sous la forme de damnés ! Cette suite risque de s’aventurer dans le domaine du surnaturel. Captain Spaulding (Sid Haig), Otis (Bill Moseley) et Baby (Sheri Moon Zombie) pourraient donc réapparaître miraculeusement !

Rob Zombie serait en négociations avec les sociétés Lionsgate et Saban Films pour la sortie du film 3 From Hell en salles, en VOD et pour une commercialisation en DVD et en Blu-Ray. Rob Zombie s’est attelé au scénario de cette suite tant attendue de The Devil’s Rejects. Aucune date de sortie n’a encore été annoncée pour 3 From Hell et le reste du casting est encore mystérieux.

The Devil’s Rejects constitue l’un des meilleurs films de la filmographie de Rob Zombie. La scène finale avec le titre « free bird » de Lynyrd Skynyrd est encore dans les mémoires de nombreux cinéphiles mordus de cinéma de genre et bis. Le réalisateur était malheureusement tombé dans les travers du « development hell » avec sa relecture de la franchise Halloween et avait baissé le pied avec The Lords of Salem. Son dernier film, 31, assez brouillon et digne des montagnes russes ou des trains fantômes, s’apparentait presque à l’adaptation non avouée et non officielle de Running Man de Stephen King ou du jeu vidéo ultra violent Manhunt des studios Rockstar Games.

Deux des acteurs de The Devil’s Rejects (Sid Haig et Bill Moseley) font également partie de la très belle aventure du film d’horreur indépendant Death House, signé Harrison Smith, qui va voir sa sortie étendue dans les salles obscures américaines le week-end du 16 mars 2018. Ce film réunit des légendes vivantes du cinéma d’horreur des années 1980 et 1990 dans une plongée démoniaque au cœur de l’enfer carcéral d’un établissement de haute sécurité de la Zone 51.

Les fans de la filmographie de Rob Zombie peuvent donc se réjouir. L’un des maîtres modernes de l’horreur a l’intention d’apporter un troisième volet à sa franchise culte après La Maison des  1 000 morts et The Devil’s Rejects. Le roi de l’horreur est de retour ! Hail to the King, Baby! Groovy!

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.