Osiris La 9ème Planète gravite en DVD & Blu-ray chez Wild Side

Sortie ce mercredi 9 août chez Wild Side d’Osiris La 9ème Planète, film de science-fiction australien à petit budget qui a pour force d’avoir dans son équipe artistique Richard Hobbs, directeur artistique de Mad Max Fury Road. Mais l’habit ne fait pas le moine, et derrière le doux nom d’Osiris semblent résonner ceux d’« hommage à la science-fiction » et « nanar ».  

Synopsis : Dans un futur lointain, l’humanité part à la conquête de nouvelles planètes habitables. L’entreprise Exor est chargée d’organiser la vie dans ces nouveaux mondes. Mais un jour, Kane, un de ses principaux lieutenants, découvre que la planète OSIRIS, qui héberge sa fille, est menacée par un virus mortel. Il se lance alors dans une course contre la montre pour la sauver.

Aux ultimes frontières de l’hommage

Osiris a pour titre complet Science Fiction Volume One : The Osiris Child. Et ce n’est pas un hasard. En effet, le long métrage dirigé par Shane Abbess constitue une œuvre hommage à de grandes œuvres de science-fiction. De la séparation de R2D2 et C3PO dans Star Wars à « l’organisme parfait » d’Alien, en passant par le post-apocalyptique Mad Max-ien, Osiris enchaîne les citations. Construit en chapitres titrés, le film suit tant bien que mal son intrigue tant il est occupé à remplir son programme citationnel.

Il y a alors davantage l’effet « Hommage Volume One » qui est présent qu’un récit de science-fiction autonome, cohérent et construit. Hélas, si l’intrigue du métrage est simple, le récit lui est brouillon. La construction elliptique du scénario n’aide pas à son unité, sa cohérence.

« Dommage », se dit-on, lorsque l’on pense aux formidables effets spéciaux d’Osiris. Le film australien possède aussi de superbes images, mais il est affaibli par son casting. Les acteurs peinent à convaincre. Leurs performances, mêlées à des dialogues aux poncifs transpirant étrangement la série Z, semblent tendre les bras grands ouverts à la catégorisation « Nanar », voire « Navet ». La bande-son relève heureusement le niveau du long métrage et participe même à lui créer une certaine unité.

Ci-dessous, un extrait d’Osiris.

Raie bleue cosmique 

L’édition signée Wild Side possède un son et une image exemplaires. Vous ne trouverez en bonus qu’une featurette making-of d’une durée de 24 minutes et 10 secondes. Et bien sûr, vous aurez aussi accès aux éternelles bandes-annonces des prochaines sorties Wild Side, et ainsi qu’à celle du film.

Bande-Annonce : Osiris La 9ème Planète

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD

Format image : 2.40, 16/9ème compatible 4/3

Format son : Français DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0, Anglais Dolby Digital 5.1 – Sous-titres : Français – Durée : 1h35

Prix public indicatif : 19,99 € le DVD

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES Blu-ray

Format image : 2.40 – Résolution film : 1080p

Format son : Français & Anglais DTS Master Audio 5.1

Sous-titres : Français – Durée : 1h38

Prix public indicatif : 24,99 € le Blu-ray

[amazon_link asins=’B071Z6MJ1H’ template=’ProductCarousel’ store=’cineseriesmag-21′ marketplace=’FR’ link_id=’217b1855-7c81-11e7-931b-0d794875b22d’]

 

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Le Cuirassé Potemkine (1925), de Sergueï Eisenstein : de la propagande au firmament du septième art

Le talent d’Eisenstein fut initialement mis au service de la machine propagandiste soviétique. Un siècle plus tard, le temps a débarrassé ce film de toute la dimension polémique attachée au régime criminel. Ne reste aujourd’hui plus que la substantifique moelle du génie de son metteur en scène.

Le Grand Duel (1972), de Giancarlo Santi : pour quelques plans de Leone

Non dépourvu de plans géniaux – notamment son duel final – et illuminé par le magnétisme de Lee Van Cleef, le film est néanmoins écrasé par le modèle leonien, dont tous les codes sont scrupuleusement respectés. Les suppléments sont généreux et sympathiques… mais eux aussi très imparfaits.

A Prairie Home Companion (2006), de Robert Altman : adieu d’un maître, élégie du Midwest

Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.