Les films de l’été : Rasta Rockett de Jon Turteltaub

Tout le mois d’août, les rédacteurs de CineSeriesMag vous font découvrir les meilleurs films de l’été. Aujourd’hui, c’est au tour de Jon Turteltaub et de son épopée de jamaïcains en terre canadienne.

Rasta Rockett, réalisé par Jon Turteltaub
« Notre père qui êtes à Calgary, Que le bobsleigh soit sanctifié, Que notre médaille arrive et que votre volonté soit faite sur la terre comme dans le virage n°7. Liberté et justice pour la Jamaïque. »

Rasta Rockett est sans nul doute le film le plus hivernal des films estivaux.

La première partie, se déroulant en Jamaïque, nous donne relativement chaud. Toute la chaleur du pays se dégage par les interprétations des différents acteurs, tous excellents, ou par la manière dont Jon Turteltaub filme la Jamaïque. Le pays nous apparaît comme haut en couleur, avec ce perpétuel cliché des fumeurs de joints vivant sur l’île. L’ombre de Bob Marley plane sur la Jamaïque. Des stéréotypes, certes, mais toujours amenés sous un angle comique et non moralisateur.
La seconde partie du film, même si elle se déroule au Canada, et plus précisément à Calgary, est tout autant estivale. En effet, la chaleur de la Jamaïque vient se confronter à la fraîcheur, voire la neige, du Canada. Et le chaud l’emporte haut la main sur le froid. Les Jeux Olympiques d’hiver nous semblent bien moins frais que d’habitude.

Les innombrables gags de Rasta Rockett nous réchauffent le coeur. Impossible de rester insensible à cette comédie qui plaira aux plus vieux comme aux plus jeunes. Certaines répliques sont aujourd’hui cultes, comme le fameux «– Sanka, t’es mort ? – Yeah Man. » ou encore « – Qu’est- ce que tu fumes Sanka man ? – Je fume pas, j’expire. » Comment ne pas esquisser, ne serait-ce qu’une seule fois, un sourire devant cette comédie ? Que ce soit les entraînements de bobsleigh ou les courses dont les jamaïcains repartent déchus, il est impossible de rester insensible à cet humour et à cette tendresse folle qui émanent du film.
Rasta Rockett est un film que l’on apprécie entre amis, avec une bonne bière à la main, ou autres apéritifs, chacun choisira celui qu’il préfère (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé), lorsque la nuit tombe et que la fraîcheur commence à pointer le bout de son nez.

On soulignera également l’importance de la bande-originale du film, composée par Jimmy Cliff, célèbre chanteur de reggae jamaïcain, qui collabore avec le non moins connu Hans Zimmer, à l’origine de la bande-originale de Dunkerque, le dernier film de Christopher Nolan. Ainsi, I Can See Clearly Now se juxtapose à des mélodies du compositeur américain. Une collaboration surprenante mais réussie, qui s’inscrit parfaitement dans le caractère estival et ensoleillé que propose le film. Les duos improbables ont parfois du bon, on en redemanderait presque !

Rasta Rockett reprend le schéma scénaristique classique d’une comédie, avec une fin toujours heureuse, mais ce n’est pas ce qui importe dans le film. On déplorera également le fait que le film de Jon Turteltaub a vieilli, notamment en ce qui concerne les prises de vue (qui font penser, dans un tout autre contexte, à Boyz N the Hood), mais les dialogues sont toujours aussi croustillants ! Avec Rasta Rockett, on sait, avant même de commencer à regarder le film, que l’on va passer un bon, que dis-je, un excellent moment !

Rasta Rockett : Bande-annonce

Rasta Rockett : Fiche technique

Titre original : Cool Runnings
Réalisateur : Jon Turteltaub
Scénario : Michael L. Goldberg, Lynn Siefert, Tommy Swerdlow
Interprétation : Leon Robinson, Doug E. Douge, John Candy, Rawle D. Lewis, Malik Yoba, Raymond J. Barry, Peter Outerbridge, Paul Coeur…
Musique : Hans Zimmer, Jimmy Cliff
Photographie : Whedon Papamichael
Montage : Bruce Green
Producteur : Dawn Steel
Maisons de production : Walt Disney Pictures
Distribution (France) : Gaumont Buena Vista International (GBVI)
Durée : 108 minutes
Genre : Comédie
Date de sortie : 13 avril 1994

États-Unis, 1994

 

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Zoran Paquot
Zoran Paquothttps://www.lemagducine.fr/
Etudiant lillois passionné de cinéma, ayant plusieurs courts-métrages à mon actif, je baigne dans cet art depuis ma plus tendre enfance, grâce à un père journaliste m'ayant initié au visionnage intensif de films, mais également friand de théâtre, et d'arts en général. Admirateur de Nicholson, fou de Jim Carrey et fervent défenseur du cinéma français. Mon film culte ? Vol au-dessus d'un nid de coucou, Milos Forman, 1975.

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