Interviews croisées : Floriane Joseph et Juliette Elamine nous parlent de leurs écrits

Elles ont en commun une maison d’édition (Sterenn), quelques salons du livre, et certainement beaucoup plus. Elles sont deux autrices aux univers très différents mais aux écritures fortes et touchantes. Floriane Joseph a déjà publié deux romans (La Belle est la Bête et Les vivants sont des rois) ainsi qu’un recueil de poésie (Tant qu’il restera des corps à étreindre). Juliette Elamine est une autrice très prolifique au quotidien (entre écriture quotidienne et ateliers d’écriture qu’elle anime), qui a déjà publié Les Chroniques de l’imaginaire, Le Nom de mon père et son dernier roman en date, Les Enfants de la vie. Toutes deux auront respectivement une nouvelle publication chez Sterenn éditions d’ici janvier 2025. Pour prolonger leurs textes tour à tour engagés, poétiques et ambitieux, elles ont accepté de répondre à quelques questions.

Qu’est-ce qui t’a poussé vers l’écriture ?

Floriane : J’ai l’impression d’avoir toujours voulu écrire. Petite je lisais énormément, et vers l’âge de dix ans environ, j’ai commencé à écrire de petits textes.

Juliette : La lecture ! Et la découverte du roman de Louisa May Alcott Les Quatre Filles du Docteur March. Je me suis complètement identifiée au personnage de Joséphine March. J’enviais ses feuilles jaunies, sa plume et son encrier. J’avais l’impression d’avoir beaucoup d’imagination moi aussi. Ce livre, et plus tard le film, ont été des déclics.

Est-ce que tu vis aujourd’hui de l’écriture ? Si non, quel est ton métier ?

Floriane :  Non, je ne vis pas de l’écriture aujourd’hui. Un auteur touche en général autour de 10% du prix du livre, donc très peu d’auteurs vivent véritablement de leur plume. Je suis prof d’anglais, et je fais actuellement une thèse de littérature anglaise.

Juliette : Je ne vis pas entièrement de l’écriture. J’anime un grand nombre d’ateliers littéraires dans les établissements scolaires ou lieux culturels (médiathèques, librairies, etc.), j’adore ça ! Et je travaille pour le fonds de dotation Le Cèdre Solidarity. Je suis chargée des projets culturels et éducatifs, et rédactrice des contenus. Nous nous donnons pour mission de soutenir des initiatives en faveur d’un Liban juste, écologique et résilient.

Justement Juliette, tu partages ton travail d’écriture dans des ateliers auprès de différents publics, dont des scolaires, peux-tu nous en parler ?

Juliette : J’adore ça. La transmission de ma passion pour la lecture et du prolongement développé dans l’écriture me tient à cœur, à l’heure où la jeunesse délaisse la littérature. Après les phases de travail avec les jeunes, quelles que soient les productions obtenues (en quantité je veux dire) les jeunes ont le sourire, sont fiers d’eux. Il y a une vraie satisfaction dans la production écrite, même si ce n’est pas un centre d’intérêt pour eux au départ.
La cerise sur le gâteau c’est quand, en plus, nous écrivons sur le Liban ! Enfin, leur plaisir d’écrire nourrit le mien.

Floriane, tu écris principalement des drames mais avec un certain élan de vie, en tout cas dans ton deuxième roman (Les vivants sont des rois) comme dans ta poésie … Qu’en penses-tu ? D’ailleurs Les vivants sont des rois  est un texte très poétique dans son approche et son écriture, quel est ton rapport à la poésie ?

Floriane : C’est vrai je crois, je n’y avais jamais pensé comme ça … Je crois que je suis intéressée par les chagrins, mais aussi, justement, par ce qu’il reste quand tout s’effondre.

J’essaie justement d’écrire des textes poétiques, même lorsqu’il s’agit de prose. Je veux que chaque phrase soit ciselée, que le texte soit comme un poème qu’on puisse relire juste pour sa beauté. J’ai toujours adoré la poésie. Plus jeune, j’en lisais énormément, surtout les classiques qui me tombaient sous la main (Hugo, Aragon, Rimbaud…) et je retenais sans effort à force de relire les poèmes que je trouvais beaux. J’en connaissais pas cœur et je les récitais parfois dans ma tête par petits bouts comme on chantonne une chanson.

Juliette, tu écris sur le Liban, pourquoi ? Quel est ton lien avec ce pays ? Est-ce que tu t’y rends parfois ?
Dans ton premier roman (Le Nom de mon père), il y avait un rapport à la nourriture, qui revient un peu dans le deuxième (Les Enfants de la vie), peux-tu en parler ?

Juliette : Je suis séduite par mes origines libanaises depuis… que je suis née ! Je veux dire que mon père m’a baigné dans la culture et les traditions libanaises depuis mon plus jeune âge. Enfant, j’ai découvert le Liban d’après-guerre (en 1994) et j’en suis tombée amoureuse. Adolescente, j’ai compris l’histoire du pays plus profondément. La guerre de 2006 m’a poussée vers l’écriture de mon premier roman et mes recherches ont ensuite nourri mon imaginaire.
J’y vais depuis que j’ai 5 ans et demi, très régulièrement. Depuis mon engagement au Cèdre Solidarity, je m’y rends encore plus souvent.

La nourriture, la cuisine libanaise sont des vecteurs puissants de transmission culturelle. Une partie de mon amour pour le pays vient de sa gastronomie. Les recettes de mon père, de ma grand-mère sont un don précieux. C’est véritablement un héritage! Et puis, la cuisine libanaise est absolument délicieuse et addictive… alors autant inviter les lecteurs à déguster avec moi !

Floriane, tu as écrit sur l’amitié, où puises-tu la matière de tes écrits, comment travailles-tu en amont de l’écriture ? Compte tenu de tes personnages, qui sont décrits comme des astres au début de Les vivants sont des rois , peux-tu nous parler de la manière dont tu inventes l’individu au milieu du groupe dans ce récit d’une soirée?

Floriane : L’inspiration est très différente suivant mes écrits. Pour Les vivants sont des rois, j’ai eu l’idée de ce roman pendant des soirées avec mes propres amis. J’ai pensé qu’il y avait tant de beauté, tant de chagrin, et tant d’amour qui flottaient durant ces moments, et que tout s’envolait au matin… Alors, j’ai voulu écrire un livre qui capte tout cela, qui le garde quelque part pour que ça ne s’envole pas. Les premières phrases du roman, qui disent « Je voudrais capter de vous… » c’est un peu l’intention du roman que j’expose dès le début, ce sont les phrases où moi, personnellement, je suis le plus présente.

Ces six personnages-là me sont apparus très naturellement, comme une photo dont les couleurs se révèleraient petit à petit. Ensuite, de petits ajustements ont été faits grâce aux remarques de mon agente, Julie, et de mon éditrice Clémence, qui m’ont beaucoup aidée. Les relations amoureuses de certains personnages étaient moins développées que pour d’autres par exemple, les relations d’amitié entre les filles également. J’ai beaucoup de chance d’avoir eu de si précieux retours, qui ont vraiment contribué à rendre le livre meilleur. C’est comme si elles m’avaient fait remarquer des tâches de noir qui restaient à des endroits : alors j’ai pu y braquer une lampe de poche et voir ce qu’il manquait.

Juliette, Les Chroniques de l’imaginaire est le titre d’un recueil de textes, c’est aussi le nom des textes politiques de Georges, l’un des personnages des Enfants de la vie, quel est le rapport dans tes romans à l’imaginaire ? Écrire des chroniques, est-ce un travail quotidien pour toi ?

Juliette : En fait, lorsque j’écrivais Les Enfants de la vie, j’étais aussi rédactrice pour le média en ligne Ici Beyrouth. Un média d’information, avec différentes rubriques, dont une culturelle. Ici Beyrouth offre, entre autres, un accès gratuit à la culture pour tous. J’écrivais donc à rythme régulier des histoires imaginaires imprégnées de Liban, dans le but de le valoriser.
Je créais le personnage de Georges en parallèle, pour mon deuxième roman. Georges, lui, écrit des chroniques imaginaires basées sur des faits réels de l’histoire du pays. Et sa liberté d’expression est un vrai questionnement. La mienne aussi. Écrire des fictions inventées sur base de faits réels est un vrai défi, une passion pour moi. Presque quotidien ! Je dirais qu’écrire des histoires courtes, chroniques, nouvelles, poésies, est un acte quotidien. Dans ma tête et/ou sur le papier. Et quand il y en a trop dans ma tête, j’en écris plusieurs d’un coup.

Plus largement comment écrit-on sur la guerre, le traumatisme ? Comment travailles-tu en amont de l’écriture ?

Juliette : J’effectue un très grand nombre de recherches, afin de conserver le plus de neutralité et objectivité possible sur les sujets que je traite. Le Liban et son histoire sont bien souvent ma toile de fond. L’imaginaire me conduit vers des histoires diverses et variées et en fonction, j’oriente mes recherches et suis amenée parfois à creuser des sujets que je n’avais pas envisagés. Et ça c’est super !
Écrire sur la guerre peut être « traumatisant ». Je mets des guillemets parce que ce n’est rien comparé à la réalité. Il n’empêche que cela me remue beaucoup, fait partie de mon histoire et pas seulement relative au Liban, et l’écriture soulage ces douleurs. Les fictions sont une échappatoire puissante.

Et le rapport à l’enfance dans l’écriture ? 

Juliette : Il est vrai que depuis Les enfants de la vie, j’écris beaucoup sur l’enfance, je donne la parole aux enfants et aux mères. Je suis personnellement très remuée par le sort des innocents victimes de guerre. Au-delà de ça, l’enfance est un cadeau dont on mesure le caractère précieux lorsqu’on devient adulte. Donner naissance à des enfants de papier est aussi un plaisir immense dans l’écriture.

Peux-tu nous parler de la maison d’édition Sterenn. Plus largement, comment approches-tu le monde l’édition ?

Floriane :  Sterenn est une pépite ! En fait, la fondatrice de Sterenn, Paloma Gressien, était mon éditrice dans ma précédente maison d’édition (Frison-Roche Belles Lettres, chez qui mon premier roman, La Belle est la Bête, a été publié). Frison-Roche Belles Lettres a fait faillite, mais avant cela, Paloma avait déjà comme rêve de fonder sa propre maison d’édition, ce qu’elle a fait avec Sterenn. Dès la fondation de la maison, elle est tout de suite revenue vers moi pour voir la façon dont on pourrait travailler ensemble, notamment sur la poésie. Et je suis ravie que mon premier recueil, Tant qu’il restera des corps à étreindre, soit publié chez elle ! Ce n’est que le début d’une merveilleuse aventure, j’en suis convaincue ! Plus largement, le monde de l’édition est parfois un peu compliqué à appréhender je trouve (jamais je n’aurais imaginé que la première maison d’édition qui me publierait ferait faillite). C’est pour cela que j’ai fait appel à celle qui a accepté de devenir mon agente, Julie Finidori. C’est grâce à elle que Les vivants sont des rois a été publié aux éditions Michel Lafon par exemple. Au-delà de défendre mes livres, elle m’explique les contrats, et elle me permet d’avoir un suivi global de tous mes projets, sur le long terme, auprès de plusieurs maisons d’édition si besoin. Cela me donne un sentiment de stabilité très rassurant.

Juliette : Sterenn éditions est une maison d’édition indépendante, à compte d’éditeur. Elle publie de la poésie, des romans et des nouvelles. Sterenn éditions est la maison qui abrite mes Enfants de la vie avec bienveillance. Sa fondatrice, Paloma Gressien est brillante et très professionnelle. Le travail éditorial du texte est une véritable aventure, dans laquelle le fond de l’histoire est respecté, la forme est réfléchie ensemble. Mon éditrice me permet de grandir dans l’écriture. Elle me conseille bien au-delà de ce seul roman. Elle veille sur les manuscrits que je lui soumets, me pousse dans mes retranchements.

Je choisis les maisons d’éditions à qui j’adresse mes manuscrits en fonction de mes lectures, de leur ligne éditoriale, des échos que j’en ai de la part d’auteurs rencontrés en salon par exemple. Mais surtout, je choisis en fonction du sentiment qu’elles m’inspirent. Et quand l’envoi d’un manuscrit se prolonge d’un échange avec un éditeur ou une éditrice, la relation humaine compte beaucoup.

Quels sont tes futurs projets d’écriture ?

Floriane :  Mon prochain livre sera un recueil de nouvelles, intitulé Elles dormaient sous le sable. Il s’agira de nouvelles qui traversent les âges, de réécritures de mythes antiques (au féminin) à des récits qui ressemblent à des contes, jusqu’à des histoires contemporaines. Mais toutes seront liées les unes aux autres comme différentes étapes d’un même voyage où les héroïnes seront particulièrement mises à l’honneur, mais pas uniquement. Il sera publié chez Sterenn le 24 septembre 2024. Je travaille également sur une série de livres pour enfants, ainsi que sur mon prochain roman adulte, mais je préfère ne pas en dire plus pour l’instant…

Juliette : Mon prochain roman sera publié en janvier 2025 chez Sterenn éditions ! Mon quatrième manuscrit attend son sort chez différents éditeurs. J’ai démarré plusieurs autres projets, pour lesquels j’attends des avis, des conseils ou qui reposent en attendant que j’y revienne, tout simplement.

Enfin, quelles sont tes lectures favorites ?

Floriane : En ce moment, je lis beaucoup d’auteurs et d’autrices contemporaines. J’adore Line Papin, Laurent Gaudé, Sophie Astrabie… Je lis aussi pas mal de poésie : la poétesse Renée Vivien a été en partie effacée du canon littéraire par exemple, alors que ses vers n’ont rien à envier à Baudelaire !

Juliette :  Je lis beaucoup de romans très différents. Pas forcément des classiques, de tout en fait. J’ai en tête quelques coups de cœurs ces derniers mois : Le Livre des reines de Joumana Haddad, Trois de Valérie Perrin, La Vraie Vie d’Adeline Dieudonné, Un jour de plus de ton absence de Mélusine Huguet et puis bon… Harry Potter bien entendu !

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Ma famille chérie : entre tornade émotionnelle et grâce cassavetienne

Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.

L’affaire Zanetti : Confessions d’une meurtrière

Dans un centre pénitentiaire italien, Elisa Zanetti, condamnée pour le meurtre de sa sœur, entame des entretiens avec un criminologue qui ravivent un passé familial trouble. Entre huis clos oppressant, flashbacks maîtrisés et performances intenses, le film interroge la portée réelle d’un travail de reconstruction face à un crime irréparable.

Le Passage : Sur la corde de l’humanité

Entre thriller haletant et drame humaniste, le premier long"métrage de Brandt Anderson plonge le spectateur au cœur de la crise des réfugiés syriens. "Le Passage" est une œuvre chorale, tendue et bouleversante dont la maitrise narrative ouvre sur une émotion absolue.
Chloé Margueritte
Chloé Marguerittehttps://www.lemagducine.fr/
Diplômée en journalisme de l'ESJ Paris, je suis passée par mille et une péripéties culturelles et littéraires au cours de mes études : théâtres, ciné et prépa avant de débarquer à Paris pour me lancer dans le journalisme et la communication. Passionnée par l'art en général et par le cinéma en particulier, j'écris principalement des critiques et autres analyses filmiques.

Entretien avec Victoria Verseau sur « Trans Memoria »

Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.

Rencontre avec Tudor Giurgiu pour « Libertate »

Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.

Cinemania 2024 : Interview portrait de la réalisatrice Zabou Breitman pour Le Garçon

Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.