Courts-métrages : notre top 5

Dans un temps, où l’art de la vidéo courte est de plus en plus vulgarisé par des vidéos pullulantes sur le web, il est nécessaire de rappeler l’existence de courts-métrages intemporels, de par leur contenu, de leur mise en scène ou encore des techniques utilisées.

Il y a de ces courts-métrages qui en disent plus longs que d’autres, mais qui sont toutefois peu connus du grand public. En voici donc une sélection.

Top 5 des courts-métrages

5 – Logorama, 2009

On commence donc ce classement avec un petit court métrage d’animation qui a demandé bien du travail à ses réalisateurs vu qu’il détourne à peu près 3500 logos. 6 ans de sélection parmi 40 000 Logos pour que les réalisateurs François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain arrivent à peindre cette critique de la société de consommation.

De l’effort non pas vain au vu des prix et des distinctions remportés.

https://www.youtube.com/watch?v=FYC01QN5KTE&t=22s

4 – Paperman, 2012

Récompensé aux oscars, nous avons été séduits par les dessins qui viennent conter cette histoire d’amour naissante entre un employé et une inconnue de l’immeuble d’en face. En noir et blanc, et sans dialogues, c’est sans doute l’un des courts-métrages d’animation de Walt Disney qui nous a le plus séduit au vu de sa singularité et de sa composition.

3 – L’utopique controversé

Crise d’empathie, 2015 

Les Parasites sont sans doute la révélation de ces dernières années. Plusieurs fois titrés des 48HPF, notre préféré reste crise d’empathie. Tout y est, une critique bien tournée de notre société égocentrique, des plans bien réfléchis, une ambiance sonore appropriée.

Nous recommandons vivement et apprécions le travail des Parasites !

2 – «I am just a copy of a copy of a copy » 

Copy Shop, 2001

La particularité de ce court métrage ? Tout est une copie d’une copie jusqu’à ce que la copie s’empare de la réalité. Plusieurs nominations, pas moins de 35 prix, pour une sorte d’expérimentalisme qui laisse sans voix une fois que l’on saisit la technique qui se cache derrière.

Plus de 18,000 plans ont été photocopiés puis assemblés pour donner l’illusion du film.

1 – « J’aime bien repérer le petit détail que personne ne verra jamais. » 

Foutaises, 1990. 

On se rappelle évidement tous du succès qu’a eut Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain auprès du grand public. Ce film de Jean-Pierre Jeunet qui est devenu un emblème de la vie parisienne, un symbole brut de la baguette et du béret. Toutefois, peu savent qu’à l’origine de ce film-ci Jean Pierre Jeunet s’était inspiré de son propre court-métrage Foutaises, sorti en 1990, César de 1991 et Prix de plusieurs festivals.

Bercé par une bande originale de Marc Caro, Dominique Pinon, acteur du film culte liste les petits détails qui l’enchantent ou lui déplaisent.

Ils auraient pu y être : Manoman de Simon Cartwright, Monde de Gloire … 

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

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Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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