Soundtrack série Stranger Things : une ode aux années eighties

Musique Stranger Things, un univers aux sonorités électro-synthétique, darkwave…

Les Frères Duffer ont créé un monde avec des clins d’œil au cinéma de Spielberg, de John Carpenter ou encore Stéphane King, une série à la texture retro et moderne comme le soulignent les showrunners et réalisateurs dans une interview accordée à Télérama

« Nous aimons faire référence à John Carpenter, mais le travail de Cliff Martinez, notamment sur The Knick, la série de Steven Soderbergh, nous a aussi pas mal influencés, ainsi que celui de Trent Reznor sur les films de David Fincher. Leur musique, électronique, pleine de synthétiseurs, est parfaitement raccord avec notre ambition rétro, nostalgique et moderne à la fois. »

Si vous avez regardé la série Netflix Stranger Things, vous avez probablement remarqués ses partitions de synthés analogiques avec des accords hérissés pulsant un son à la fois inquiétant et familier. Écoutez le titre « She’ll Kill You, » pour ressentir cette ambiance musicale inspirée par les films d’horreurs des années 80.

Les deux membres du quatuor de synthé expérimental Austin Survive, Kyle Dixon et Michael Stein ont su habilement recréés une soundtrack éthérée, aux vibes intenses et troublantes très années 80 pour ce thriller surnaturel. Une série sur une musique qui « Thump » méthodiquement, bourrée de références, qui signe le grand retour de Winona Ryder.

Et si vous voulez traverser la porte du temps pour aller vers l’âge d’or de la musique de « synthewave », nous vous recommandons Lost Themes I & II de John Carpenter, Cold in July de Jeff Grâce, Starfire de Jaga Jazzist, Should I Stay or Should I Go des Clash  ou encore Drive de l’ex batteur des Red Hot Chili Peppers, Cliff Martinez. Écoutez cette playlist mise en ligne par Netflix sur le site spotify.

Soundtrack série Stranger Things disponible sur Apple Music

Sranger Things, Vol. 1 est uniquement disponible sur iTunes, la deuxième partie sera diffusée le 19 août, dans les bacs à partir du 23 septembre.

Tracklist Stranger Things Vol 1

1) Stranger Things
2) Kids
3) Nancy and Barb
4) This Isn’t You
5) Lay-Z-Boy
6) Friendship
7) Eleven
8) A Kiss
9) Castle Beyers
10) Hawkins
11) The Upside Down
12) After Sarah
13) One Blink For Yes
14) Photos in the Woods
15) Fresh Blood
16) Lamps
17) Hallucinations
18) Hanging Lights
19) Biking to School
20) Are You Sure?
21) Agents
22) Papa
23) Cops Are Good at Finding
24) No Weapons
25) Walking Through the Nether
26) She’ll Kill You
27) Run Away
28) No Autopsy
29) Dispatch
30) Joyce and Lonnie Fighting
31) Lights Out
32) Hazmat Suits
33) Theoretically
34) You Can Talk to Me
35) What Else Is There to Do?
36) Hawkins Lab

En attendant le renouvellement de la série et vivre de nouvelles aventures surnaturelles…

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom : l’ennemi de la Résistance

"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.

La Baleine et le musicien, L’Illusion de Yakushima, Backrooms : trois compositeurs face à un destinataire qu’on n’attendait pas

Rone seul sur un catamaran au large de La Réunion, à attendre plusieurs jours avant de jouer ses premières notes pour une baleine à bosse. Koki Nakano qui compose ses 27 minutes de musique pour les deux heures de film de Naomi Kawase sur le don d'organe pédiatrique au Japon. Kane Parsons, vingt ans, qui co-compose la bande originale du plus gros succès de l'histoire d'A24, pour des espaces 3D vides hérités d'un mythe internet. Trois films sortis cette semaine, trois compositeurs face à un même geste : continuer à composer quand la garantie du destinataire est partie.

John Williams, David Holmes, Dupieux : trois musiques de films qui brouillent les pistes

Avec Disclosure Day, The Christophers et Le Vertige, John Williams, David Holmes et Franck Lascombes signent trois partitions où la musique ne dit plus seulement le film : elle déplace la question de l’auteur, de la signature et de l’identité sonore.

Musique de film : comment reproduire le son d’une BO chez soi ?

Quand les salles d'enregistrement lui sont devenues inaccessibles, Jonny Greenwood a pris un violoncelle et réaccordé les cordes à la main, une prise après l'autre, pour atteindre chaque hauteur voulue. La contrainte n'a pas appauvri la texture orchestrale de The Power of the Dog. Elle a forcé une attention au geste que cent musiciens disponibles auraient rendue inutile. C'est là, dans cette chambre sans orchestre, que le son cesse d'être une intention et devient une matière.