La Grande Muraille en DVD & Blu-Ray depuis le 15 mai

Moins une grande épopée médiévale qu’une série B explosive dopée aux effets spéciaux, La Grande Muraille, coproduction sino-américaine de Zhang Yimou, devrait divertir les amateurs du genre, mais laisser sur le banc les inconditionnels de l’œuvre du réalisateur.

Synopsis : Entre le courage et l’effroi, l’humanité et la monstruosité, il existe une frontière qui ne doit en aucun cas céder. William Garin, un mercenaire emprisonné dans les geôles de la Grande Muraille de Chine, découvre la fonction secrète de la plus colossale des merveilles du monde. L’édifice tremble sous les attaques incessantes de créatures monstrueuses, dont l’acharnement n’a d’égal que leur soif d’anéantir l’espèce humaine dans sa totalité. Il rejoint alors ses geôliers, une faction d’élite de l’armée chinoise, dans un ultime affrontement pour la survie de l’humanité. C’est en combattant cette force incommensurable qu’il trouvera sa véritable vocation : l’héroïsme.

Des monstres, des batailles et Matt Damon

La Grande Muraille raconte l’ultime combat qu’une faction armée d’élite livre au nom de l’humanité sur les remparts de la muraille la plus célèbre du monde. Mais de quoi les hommes, lors de sa conception, voulaient ils se protéger ? C’est du moins ce postulat de base que nous présentaient les premières bandes annonces, et qui laissaient planer le doute quant à l’identité de la menace, renforcée par l’immensité de la muraille. Les spéculations des spectateurs allaient donc bon train, et gage était donné à Zhang Yimou de nous délivrer une grande épopée médiévale dont lui seul a le secret.

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C’est malheureusement dans un style hollywoodien le plus pur que le réalisateur repasse derrière la caméra avec ce nouveau long-métrage. Et ce n’est pas le style où il est le plus à l’aise. Délaissant les aventures dont le lyrisme et la poésie offraient des images somptueuses dans ses précédentes réalisations en Asie (Hero, Le secret des Poignards Volants, La Cité Interdite), il s’enferme ici dans une narration prévisible et filme sans génie une aventure d’un style parfois douteux, à la frontière du kitsch nanardesque (la scène des ballons vaut son pesant de ridicule !)  dans un maelström d’effets visuels pour la plupart terminés à la va-vite. C’est bien simple, certains plans des batailles, à l’instar de beaucoup de passages de Warcraft-Le Commencement, ne semblent être qu’au stade de la pré-production.

Toutefois, La Grande Muraille, par son rythme soutenu, devrait contenter les afficionados en manque de sensations fortes. Par ses scènes d’action souvent jouissives, parfois récréatives, et la stylisation de ses ralentis, le film ne manque pas de souffle épique. Malgré leur monolithisme, les acteurs principaux, Matt Damon et Pedro Pascal, croient en leurs personnages, et de leur duo se dégage une certaine alchimie. Et on ne va pas bouder son plaisir à retrouver certains des acteurs les plus populaires de la scène hongkongaise, Andy Lau en tête !

Des bonus anecdotiques

Les bonus s’avèrent malheureusement pour la plupart décevants. Prenant la forme de mini-featurettes au caractère promotionnelle d’une durée de moyenne de 3 minutes montre en main, elles ne laissent pas le temps de s’imprégner du tournage et de l’implication des équipes artistiques et techniques pour cette production sino-américaine au budget conséquent (plus de 135 millions de dollars, un record pour le cinéma asiatique). Tout juste se confondent elles en banalités et politesses (« c’est le plus grand film auquel j’ai jamais participé », « j’ai toujours voulu travailler avec Zhang Yimou, c’est un réalisateur que j’admire »). Les scènes coupées et allongées sont également sans grand intérêt. Le bonus le plus intéressant reste Homme contre Monstre, un focus sur les moments d’action du film, qui montre la vision qu’a voulu retransmettre le réalisateur durant les trois grandes batailles et leur préparation.

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Caractéristiques techniques du DVD :

Image : 16/9 2.40:1 Anamorphic widescreen / Durée : 1h39

Audio : Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Italien, Turc Dolby Digital 5.1

Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Français, Espagnol, Allemand, Italien, Portugais, Néerlandais.

Caractéristiques techniques du Blu-ray™:

Image : 16/9 2.40:1 Letterbox / Durée : 1h43 env

Audio : Français, Anglais, Allemand Dolby Atmos, Espagnol, Italien Dolby Digital 5.1

Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Français, Espagnol, Allemand, Italien, Portugais, Néerlandais

Caractéristiques techniques du Blu-ray™ 3D:

Image : 16/9 2.40:1 Letterbox / Durée : 1h43 env

Audio : Français, Anglais, Allemand Dolby Atmos, Espagnol, Italien Dolby Digital 5.1

Sous-titres : Anglais (sourds et malentendants), Français, Espagnol, Allemand, Italien, Portugais, Néerlandais.

Caractéristiques techniques du Blu-ray™ 4K UHD:

Image : 16/9 2.40:1 Letterbox / Durée : 1h43 env

Audio : Français et Anglais Dolby Atmos, Brésilien, Tchèque, Espagnol, Polonais Dolby Digital 5.1

Sous-titres : Français et Anglais (sourds et malentendants), Brésilien, Tchèque, Danois, Néerlandais, Finnois, Grec, espagnol, Norvégien, Polonais, Suédois

Bonus DVD et Blu-ray™ : Scènes coupées et en versions longues (6,50min) • Matt Damon en Chine (3min) • Travailler avec le réalisateur Zhang Yimou (3min)• Les effets visuels (3min) • Homme contre Monstre (10 min) • Armes de Guerre (3min)• La conception d’un univers spectaculaire (3min)

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Kevin Beluche
Kevin Beluchehttps://www.lemagducine.fr/
Grand passionné de cinéma depuis mes 3 ans, âge auquel j’ai pour la première fois mis les pieds dans une salle de cinéma (Aladdin !), je n’ai depuis cessé d’alimenter mon amour vis-à-vis du septième art. A travers des critiques ponctuelles, des discussions endiablées entre passionnés et amis, de nombreux achats d’objets collector et de sorties, cet art est devenu un réel besoin ne demandant qu’à être assouvi encore davantage. Ayant un double diplôme dans la finance et la comptabilité à Nancy, je travaille actuellement dans une boite de BTP en tant que responsable administratif. Mais fort heureusement, le cinéma ne m’a jamais réellement lâché, l’écriture me permettant de transmettre les rouages et mécanismes de ma passion.

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