Brooklyn Nine-Nine s’amuse toujours avec sa quatrième saison en DVD

Ce mardi 26 septembre débarque en DVD chez Universal la quatrième saison de Brooklyn Nine-Nine. La joyeuse bande devra faire face à un mafieux revanchard, aux abominables horaires de nuit ainsi qu’à un nouveau chef formidablement incompétent. Bref, au programme : du fun, encore du fun, et toujours du fun dans un système narratif qui tend à se renouveler.

Synopsis : Amorçant sa quatrième saison, Brooklyn Nine-Nine suit les exploits de l’hilarant détective Jake Peralta, ses dévoués et adorables collègues, et leur chef plus-sérieux-qu-un-bloc-de-granit, le Capitaine Raymond Holt, alors qu’ils oeuvrent dans le 99ème district de New-York.

Attention, cet article contient des révélations sur les troisième et quatrième saisons. L’avertissement donné, bonne lecture à vous.

Un début de saison empli de promesses

La fin de la troisième saison de Brooklyn Nine-Nine était emplie de promesses quant au début de la quatrième. Pour rappel, menacés de mort par un chef mafieux, Peralta et Holt sont placés dans le programme de protection des témoins. La saison se terminait sur les deux bonshommes vivant en Floride sous les faux noms de Greg et Larry. La quatrième saison proposait de fait un début prometteur, dans lequel nos héros dépaysés devraient s’habituer à la vie ensoleillée et loin de leurs badges. On pouvait même se demander si toute la brigade n’allait pas, dans un élan de surprise humoristique, suivre les deux héros dans leur déménagement.

Le premier épisode de la saison 4 installe hélas rapidement la résolution de l’intrigue. Les deux compères s’habituent comme ils peuvent à leur nouvelle vie démarrée six mois plus tôt. Une agent chargée de leur protection (interprétée par la géniale Maya Rudolph) les contacte de temps en temps. Elle veille, à l’aide d’un questionnaire absurde, à ce qu’ils ne trahissent pas leur vraie identité. En effet, le mafieux n’a toujours pas été arrêté, le danger rode toujours ! Mais en cachette, Perralta enquête, il veut retrouver sa collègue et petite amie Amy Santiago, et surtout quitter la vie infernale de la Floride. Ainsi on devine déjà comment le récit va avancer : Holt va apprendre ce que fait Jake, soit il accepte, soit il refuse de l’aider ; au final, le tueur les retrouve (et tombe dans un piège relativement préparé), et autre fausse surprise, la bande vient en Floride les sauver. Enfin on peut alors supposer que Brooklyn Nine-Nine va reprendre son train-train.

Remises en question, chocs et sujets d’actualité pour une saison réussie

On pourrait ainsi être déçu de ce début de saison. Cependant, un autre élément introduit va nous saisir : l’arrivée d’un nouveau capitaine plus idiot et incompétent que jamais. Ce qu’on aurait pu considérer comme un objet humoristique utile à un running gag va dépasser cette simple attente. À la fin de l’héroïque mission en Floride, que fait l’officier ? Il crée le gag suprême en suivant les conseils du lieutenant Terry : l’officier devient autoritaire. À tel point qu’il va être sévère quant à la punition du groupe pour leur sauvetage non autorisé. La brigade passe en horaires de nuit. Catastrophe, crient les inspecteurs. Pour eux oui, mais pas pour la série. En effet, le schéma « quotidien – épisodes spéciaux (finalement inconséquents) – reprise du quotidien » est brisé. Ce premier événement en annonce d’autres tout aussi importants pour notre équipe de flics new-yorkais : la brigade risque d’être fermée si elle est moins efficace qu’une de ses consœurs. Pourquoi ? Explicitement, il est dit que le crime aurait baissé grâce aux efforts de tous les commissariats. Implicitement, l’épisode traite de la réduction des budgets alloués aux services de polices et à ses conséquences. Autre événement choc, Perralta et Diaz sont piégés par un officier ripoux (Gina Gershon toujours aussi talentueuse lorsqu’il s’agit d’interpréter les manipulatrices) sur lequel ils enquêtaient. Et bien sûr, le personnage interprété par Gershon est considéré par tous comme un brillant et infaillible agent de police. Puis toutes les preuves se retournent contre nos héros. Par ailleurs, certaines sont inventées. Même Holt qui dirigeait officieusement l’enquête des deux loustics ne réussit pas à les aider. Au final, la sentence est levée : quinze ans  de prison attendent nos deux inspecteurs. Qu’adviendra-t-il ?

On trouve aussi dans cette formidable saison un épisode traitant d’un problème d’actualité aux États-Unis. Terry est en effet arrêté par un agent de police blanc dans son propre quartier. La raison est raciste : Terry est noir de peau. Le récit va alors traiter avec un équilibre de gravité et d’humour la volonté de Terry de punir le policier. Et via plusieurs échanges avec Holt, la série rappellera à nouveau à quel point le racisme et l’homophobie ont été et sont encore combattus dans la police américaine (des années 70s à nos jours).

Les policiers du 99ème district sont fatigués. On les fait travailler de nuit, puis on discute de leur efficacité. Enfin leur loyauté est remise en question. Hélas pour nos héros, leurs vies ressemblent aux nôtres, avec – il faut le dire – une dose d’extraversion et de comédie (burlesque, absurde, grossière, etc) qui n’appartient qu’à la série. En cela, la série a réussi à avancer comme jamais. Et malgré un caméo aussi inattendu que raté de l’héroïne de New Girl (interprétée par Zooey Deschanel), la saison 4 de Brooklyn Nine-Nine est une réussite. Celle-ci promet enfin un début de saison 5 aussi fou que celui mis en place à la fin de la saison 3. Espérons toutefois une meilleure introduction que celle obtenue dans ce quatrième volet.

Brooklyn Nine-Nine : Bande-annonce de la saison 4

BROOKLYN NINE-NINE – une série créée par Dan Goor et Michael Schur en 2013

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD

Image : 16/9 1.78:1 / Durée : 7h56

Audio : Français, Anglais Dolby Digital 5.1

Sous-titres : Français, Anglais et Néerlandais

Bonus : Scènes coupées inédites / Episode crossover avec New Girl

4 DVD : 22 épisodes de 22 minutes

Prix public indicatif : 19,99 €

 

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

La chaleur : l’adolescence en mode atone ou l’art de filmer le vide

Faut-il filmer l'ennui pour le faire exister ? Stéphane Demoustier avec son dernier opus "La chaleur" en fait le pari, avec une délicatesse certaine, mais au risque d’engluer son spectateur dans la torpeur même de son héros.

« Vaiana, la légende du bout du monde » n’est pas le pire remake, mais c’est de loin le plus inutile

"Vaiana, La légende du bout du monde" (2026), remake live-action de Disney, déçoit sur toute la ligne. Animation ratée, prestations fades de Dwayne Johnson et Catherine Laga'aia, effets visuels décevants malgré un budget de 250 millions de dollars... un naufrage face à l'excellent film original.

L’Espèce explosive : Alexis Manenti électrise le film braque de Sarah Arnold

Avec "L’Espèce explosive", Sarah Arnold dynamite les codes de la comédie rurale. Un film déglingué, détonant et drôle, tendre et imprévisible, porté par un Alexis Manenti éblouissant de chaos. Un cinéma vigoureux et téméraire !

Evil Dead Burn : Le feu des aveux

En confiant "Evil Dead Burn" à Sébastien Vaniček, Sam Raimi a fait le bon choix. Le réalisateur de Vermines signe un sixième épisode généreux, où le trauma familial et la violence conjugale nourrissent l'horreur démoniaque. Porté par une Souheila Yacoub habitée, le film brûle de l'intérieur avant même que les Deadites n'entrent en scène.

L’Inconnue : le trouble de Jésus et de Marie

"L'Inconnue" est un film qui ne ressemble à aucun autre. Arthur Harari y filme l'indicible : l'égarement de l'âme dans un corps qui n'est plus le sien. Porté par Léa Seydoux en madone hagarde et Niels Schneider en Christ sacrifié, ce thriller de l'inconscient nous happe et nous largue, laissant planer un doute vertigineux : savons-nous vraiment qui nous sommes ? Un film opaque, charnel, parfois insaisissable, mais dont la grâce primitive nous hante longtemps après le générique

La colline a des yeux 1 (1977) et 2 (1985), de Wes Craven : contamination de la violence

Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !

Règlements de comptes à O.K. Corral (1957) de John Sturges : deux géants au service de la fabrique du mythe

Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.

Resurrection : l’insurrection par le rêve

"Resurrection", le nouveau film de Bi Gan, impressionne par sa beauté formelle et son inventivité folle. Entre rêve et cinéma, ce film-somme traverse les genres et les époques avec une liberté rare. Découvrez cette œuvre marquante, disponible en DVD et Blu-ray chez Potemkine Films dès le 7 juillet 2026.