Musique

Billie Eilish en 3D, Mortal Kombat II et le Métronome Cardiaque : La Musique qui Habite le Corps

Trois films, trois compositeurs, trois façons radicales de ne plus seulement faire écouter la musique, mais de la faire habiter le spectateur : calibrer sa distance au monde, repousser ses frontières physiques, et synchroniser son pouls sur celui du film. Cette semaine, la bande-son cesse d’être un accompagnement. Elle devient une mesure précise du corps.

Baroque, art-rock et pop massive : les BO de Vivaldi et moi, Die My Love et Le Diable s’habille en Prada 2

Baroque vivant, psychose en musique et pop impitoyable. Les BO de Vivaldi et moi, Die My Love et Le Diable s'habille en Prada 2 transforment la musique en vraie force narrative.

Nous l’Orchestre & Drunken Noodles : l’orchestre en fusion et le silence sensuel

Du souffle rauque d’un chef en transe, des cuivres qui frappent la poitrine et des archets qui grincent à quelques centimètres de l’oreille… jusqu’au silence moite d’un été new-yorkais où une note solitaire effleure deux corps qui se cherchent dans le vide.Cette semaine, deux approches radicalement différentes de la musique de film : l’une plonge au cœur de la matière symphonique vivante, l’autre caresse avec une sensualité retenue et fragmentée.

Musique : Les Brasiers de la colère – la BO – Out of the Furnace

Le compositeur britannique Dickon Hinchliffe est à l'origine de la musique du film Out of Furnace, (avec Christian Bale et Woody Harrelson), il associe banjo, la guitare et le piano avec un orchestre à cordes, créant un paysage émotionnel intime pour les habitants de la ville de Braddock.

Peaky Blinders : Musique de la série

Peaky Blinders : Musique à la couleur sonore décalée pour une série offrant de magnifiques plans, poétique voir surréaliste sur des sons rocks de Nick Cave & the Bad Seeds et du groupe The White Stripes...

Ecoutez la chanson du générique de fin du Hobbit : la Désolation de Smaug

C'est sur Facebook que le réalisateur Peter Jackson publie la superbe musique de fin de générique du film The Hobbit : la Désolation de Smaug I see Fire signé Ed Sheeran. Il évoque l’importance de la tradition, d'avoir une chanson sur le générique de fin illustrant l'ambiance du film

Prisoners – la BO – Musique de Jóhann Jóhannsson

Une musique associant un orchestre et des instruments à corde à deux autres instruments moins connus, les ondes Martenot, précurseur du synthétiseur, et le cristal Baschet. Cette combinaison souligne la noirceur d'un thriller à la finale, moralement sombre. Une musique lyrique, envoûtante, mélancolique et presque réconfortante agissant comme un contrepoids face à une histoire tragique à l'atmosphère éprouvante.

Rush – la BO – Musique de Hans Zimmer

Sur le film Rush, la BO composée par Hans Zimmer est une musique Rock associée à la vie de ses pilotes, Rock stars du monde sportif, du moins pour James Hunt. Une musique qui a la saveur des années 70, des chansons rock et pop, excellentissime, surtout "I Hear You Knocking" par Dave Edmunds, "Gimme Some Lovin" par Steve Winwood, et "The Rocker" de Thin Lizzy.

« Alabama Monroe » : une histoire bouleversante sur fond de musique bluegrass

Tout commence par une belle rencontre, une histoire d'amour entre un cowboy flamand amoureux de l'Amérique, celle des grands espaces et une jeune femme multi- tatouée. Le tout sur fond de musique bluegrass, personnage clé d'un film où l'amour se noie.

Rimbaud, Françoise Hardy : Jeune & jolie en Poésie !

Jeune & jolie explore, vagabonde sur les chansons légères de Françoise Hardy et le poème intemporel de Rimbaud "On n'est pas sérieux quand on a 17 ans", ramenant ce beau film à sa juste hauteur : une poésie contemporaine de l'adolescence, une nouvelle approche du mystère féminin, bref un joli conte juste et sensible.

Conjuring : une musique envoûtante de Joseph Bishara

La musique de Joseph Bishara est efficace, elle crée une parfaite ambiance sinistre grâce à cette alliance d'éléments allant du classique au punk, passant soudainement d'un genre à une autre, d'un mur de cacophonie, vous plongez dans une douce musique clairsemée toute aussi menaçante.

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« L’Oiseau chanteur » : violences silencieuses

Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.

« Pour qui sonne le glas » : l’ombre de la guerre

En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.

« L’Odyssée » renaît dans une édition collector

À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.

« Cheyenne » : au cœur des grandes plaines

À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.

« FIFA Connection » : Gianni Infantino, plus que le football ?

Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.