Les premiers films annoncés du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2015

Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2015

Le mois dernier, le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg (FEFFS) dévoilait la première affiche de sa huitième édition qui se déroulera du 18 au 27 septembre prochain dans le centre-ville historique de Strasbourg. Par la même occasion, on apprenait que le festival serait placé cette année sous le signe de l’enfant dans le cinéma fantastique. Un thème qui sera repris dans une rétrospective intitulée KIDS IN THE DARK, d’où l’inspiration du Village des Damnés sur l’affiche. Alors que ni le Président, ni les autres membres du jury n’ont été annoncés, le FEFFS vient de dévoiler une première vague de titres annoncés dans la programmation.

Compétition Internationale :

–Crumb de Miguel Llansó : Il s’agit du premier film de science-fiction post-apocalyptique d’Ethiopie. Les héros du film vont s’aventurer dans un périple à travers les magnifiques paysages d’Ethiopie pour atteindre un vaisseau spatial.

–Sweet Home de Rafael Martinez : Une nouvelle approche du genre « Home Invasion ». Dans ce film espagnol, un couple va se retrouver piégé dans un immeuble abandonné alors qu’ils étaient partis pour un dîner en amoureux.

–The Bunker de Nikias Chryssos : Pit Bukowski (remarqué l’an dernier dans Der Samurai) interprète un étudiant qui se retrouve dans une famille plutôt étrange alors qu’il cherche la quiétude d’une chambre isolée pour ses travaux de recherches scientifiques.

–The Corpse of Anna Fritz  de Hèctor Hernández Vicens : Une énième variation sur le thème de la nécrophilie pour un thriller macabre bourré de rebondissements.

–The Invitation de Karyn Kusama : La réalisatrice de Jennifer’s body réalise ce thriller horrifique où d’anciens amis, invités à un dîner dans une villa chic des collines de Los Angeles, découvrent que cette invitation prend une sombre tournure.

–They Look Like People de Perry Blackshear : Entre la science-fiction et le film paranoïaque, They Look Like People suivra un personnage persuadé qu’il est entouré d’aliens malveillants, prenant l’apparence d’êtres humains.

–The Woods de Corin Hardy : Une famille déménage dans une forêt en plein cœur des bois irlandais et vont se retrouver en lutte face à des créatures maléfiques à la recherche de sang frais.

Section Crossovers :

–Applesauce de Onur Tukel : Dans cette comédie noire de et avec Onur Tukel, un quadragénaire essaye de découvrir qui lui envoie des membres de corps humains par courrier, tout en démêlant ses problèmes de couple.

–Night Fare de Julien Seri : Entre Drive et Maniac Cop, Night Fare suit le parcours d’un chauffeur de taxi qui va se venger d’une course qu’on ne lui a pas payé.

–Uncle John de Steven Piet : Un homme âgé au‐dessus de tout soupçon essayant de dissimuler un meurtre commis au sein d’une petite bourgade du Michigan rural.

Séances de minuit :

–Ava’s Possessions de Jordan Galland : Nouveau film d’exorcisme  dans lequel des personnages ayant été possédés, assistent à des thérapies de groupes.

–Deathgasm de Jason Lei Howden : Comédie gore néo-zélandaise, Deathgasm verra deux adolescents fans de metal réveiller un ancien démon avec de la magie noire. Ils devront réparer leurs erreurs

–Stung de Benny Diez : Des guêpes tueuses mutantes vont venir perturber une Garden Party.

Documentaires :

–GTFO de Shannon Sun‐Higginson : Un aperçu du quotidien des joueuses de jeux vidéo subissant le sexisme des joueurs alors que les femmes représentent 52% des pratiquants.

–The Visit : An Alien Encounter de Michael Madsen : Le réalisateur d’Into Eternity questionne des scientifiques sur ce qu’il se passerait si un vaisseau extraterrestre se posait sur Terre, en réalisant un film drôle, inquiétant et philosophique à la fois.

Rétrospective KIDS IN THE DARK :

–L’Autre de Robert Mulligan (1972)

–L’Esprit de la ruche de Victor Erice (1973)

–La Malédiction de Richard Donner (1976)

–La Mauvaise graine de Melvin LeRoy (1956)

–La Nuit du chasseur Charles Laughton (1955)

–Le Village des Damnés  de Wolf Rilla (1960)

–Les Innocents de Jack Clayton (1961)

–Les Révoltés de l’an 2000 de Narcisso Ibanez Serrador  (1976)

–Sa Majesté des Mouches de Peter Brook  (1963)

Comptez sur la rédaction de CineSeriesmag pour vous tenir au courant des prochains films rajoutés dans la sélection et des manifestations prévues lors du festival.

—
Pour plus d’informations : http://strasbourgfestival.com/

Festival

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Newsletter

À ne pas manquer

Englouti : le ventre de la mer

Avalé par un cachalot avec une heure d’oxygène, Austin Abrams livre un survival viscéral et bluffant, entre huis clos organique et décors palpitants. Dommage que des flashbacks trop bavards et un final lourdingue lui coupent le souffle, là où le film aurait pu rester en apnée jusqu’au bout.

Ni vue, ni connue : une figurante (trop) douée

Après l’échec relatif des "Cyclades", Marc Fitoussi retrouve une inspiration remarquable avec "Ni vue, ni connue", une comédie à la fois drôle, caustique et sensible. En confiant à Isabelle Huppert le rôle d’une figurante obstinée rêvant de décrocher enfin un véritable rôle, le réalisateur signe un contre-emploi aussi audacieux que pertinent. À travers le parcours semé d’humiliations de Corinne Maclou, le film explore avec finesse l’invisibilité de ceux qui peuplent les marges du spectacle. Entourée de comédiens et réalisateurs jouant leur propre rôle, la figurante tente inlassablement de se faire une place dans un univers dominé par les rapports de pouvoir et les réseaux. Si le scénario se montre parfois prévisible, ce défaut est largement compensé par la qualité des dialogues, l’acuité du regard porté sur le milieu artistique et l’autodérision permanente d’Isabelle Huppert. Marc Fitoussi brosse ainsi un portrait aussi drôle que cruel de la condition de figurant, sans jamais perdre de vue l’humanité de son personnage. Une excellente comédie qui conjugue intelligence, émotion et mordant.

Reefer Madness : C’est de la bonne !

Du jazz, des joints, des meurtres et des bigots en roue libre : Reefer Madness transforme la propagande antidrogue en comédie musicale complètement perchée. La prohibition n’a jamais été aussi funky !

Petite Casbah : les toits de la liberté

"Petite Casbah" suit quatre enfants sur les toits d'Alger en 1955. Khadidja, Lyes, Philippe et Ahmed enquêtent pour faire libérer Malek, injustement emprisonné. Une aventure animée et fraternelle, entre jeu de piste et conte, qui raconte la guerre d'Algérie à hauteur d'enfant.

The Social Reckoning : la data du jugement

Aaron Sorkin repasse derrière la caméra pour raconter les "Facebook Files", la lanceuse d'alerte Frances Haugen et un Mark Zuckerberg glaçant joué par Jeremy Strong. Un film-dossier dynamique et limpide, à la mise en scène sage, qui interroge notre rapport aux réseaux sociaux et à la vérité.
Kévin List
Kévin Listhttps://www.lemagducine.fr/
Cinéphile assidu accro au café. Traîne dans les cinémas d'art et d'essai de Paris. Mange dans les food trucks entre deux films. Prend plaisir à débattre dans les bars des alentours de Notre-Dame. Outre son activité sur le site, Kévin est régisseur sur les plateaux de cinéma.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.