Cannes 2016 : Un Homme et une Femme en présence du réalisateur Claude Lelouch (Ciné Classics)

En attendant son prochain film L’Intime conviction, Claude Lelouch est venu présenter « Un homme et une femme », cinquante ans après avoir remporté la Palme d’or.

Ce samedi 14 Mai, à l’occasion de la programmation Cannes Classics, Claude Lelouch est venu présenter et assister à la projection de son grand et beau film Un homme et une femme, en version restaurée. Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée n’ont jamais été aussi là, présents devant nous, corporels, touchables, à l’image des images imprégnées de vie et toujours aussi puissantes, que dans cette restauration. Lelouch a rappelé avec humour qu’il avait cinquante de moins lors de la production du film, Thierry Frémaux répondant qu’il est toujours aussi actif et présent aujourd’hui. Puis le cinéaste vint s’asseoir derrière la place alloué aux rédacteurs de CineSeriesMag, accompagnée par l’exubérante Elsa Zylberstein, la comédienne principale d’Un plus une, dernier film du cinéaste sorti en 2015. Le film est lancé, l’histoire de la rencontre d’un homme et d’une femme commence, l’amour naît en images, porté et portées par des comédiens incroyables.

Les 102 minutes d’Un homme et une femme continuent de faire frémir le public, de l’émouvoir, de le faire rire, donc vivre en somme. La projection touche à sa fin, les applaudissements commencent. Les lumières de la salle sont rallumées, et tous se lèvent et se tournent vers Claude Lelouch, qui a eu droit à une longue standing ovation. Les fans et cinéphiles ont pu lui parler, lui demander des autographes, car Claude Lelouch est humble, gentil, il aime ses fans, il apprécie toujours les échanges. En effet, non seulement il n’a pas disparu des salles obscures aujourd’hui, mais surtout il n’a pas disparu derrière les paillettes, le glamour et le promotionnel du Festival de Cannes.

Un grand, simple et humain moment de cette 69ème édition du festival.

           Un homme et Une femme fut de plus le film surprise du Cinéma de plage ce dimanche 15 mai au soir.

Un homme et une femme : Extrait

 

Festival

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Newsletter

À ne pas manquer

Primetime – Tel est pris qui croyait prendre

Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

Cannes 2016 : Interview de Paul Lê pour La Vie Rêvée de David L (Marché du Film)

CineSeriesMag a rencontré Paul Lê, co-réalisateur, coscénariste et coproducteur de La Vie Rêvée de David L, un film inspiré de la jeunesse et des éléments de l’œuvre cinématographique et picturale de David Lynch.

Cannes 2016 : Interview de Paul Schrader (Dog Eat Dog, Taxi Driver)

Palme d'Or en 1976, Paul Schrader a présenté Dog Eat Dog en clôture de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2016. Le lendemain de la projection, le cinéaste s'est prêté au jeu des questions-réponses pour CineSeriesMag.

Cannes 2016 : Elle, de Paul Verhoeven (Compétition Officielle)

Review de l'un des derniers films présentés à la Séléction Officielle à Cannes, Elle de Paul Verhoeven est un film qui dérange et surprend, de par son humour mais surtout par la position de voyeur dans laquelle il place le spectateur. Un grand film du maître, l'hollandais violent, Paul Verhoeven.