Cinéma

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Dom Hemingway de Richard Shepard : Critique du film

A voir pour Jude Law, mais vraiment si vous l'appréciez car en dehors de lui, il n'y a rien d'autre autour. Le pire, c'est qu’on on ne rit pas. Ce film sera vite oublié : un produit sans saveur, une œuvre secondaire.

The Major de Yury Bykov : Critique du film

The Major est un polar polaire glaçant sans concessions. Filmé sans trépied tout en demeurant compréhensible, il constitue une belle performance, dont certains cinéastes estampillés "Stars & Stripes" devraient s'inspirer

The Rover de David Michôd : Critique du film

The Rover : un montage, loin des délires steam-punk baroque de George Miller, est quasi onirique ! Un onirisme, qui doublée de plans atmosphériques et totalement maîtrisées, rendent le voyage presque agréable, et loin de l’animalité exposée au grand jour par les protagonistes.

A toute épreuve de John Woo : Critique du film

Pour les amateurs de cinéma d'action, de gunfight jusqu'à l'overdose, de héros qui sont censés mourir toutes les cinq minutes, de revolvers au barillet illimité, d'acrobaties improbables, de méchant qui a une vraie gueule de méchant, encore plus avec un œil en moins, même s’il n’est pas dénué de cœur. N'oubliez pas de ranger vos neurones, on a juste besoin de ses yeux pour apprécier la folie de la caméra de John Woo.

Palo Alto de Gia Coppola : Critique du film

Un nouveau membre de la famille Coppola rejoint le cercle assez fermé du cinéma. Il s'agit de Gia Coppola, petite fille de Francis Ford, le réalisateur du désormais culte, Le parrain. Gia nous offre, pour sa toute première réalisation, une critique de la jeunesse américaine...

Big Bad Wolves : Critique du film

Des loups affamés de vengeance : Big Bad Wolves semble très sombre, à la limite de la noirceur et de l’ambiance glaciale de l’oppressant thriller Prisoners de Denis Villeneuve ou plus magistralement de Memories of Murder de Bong Joon-ho...

Small Soldiers de Joe Dante : Critique

Les résines de la colère Quand des figurines sont dotées de puces électroniques militaires dernier cri, la guerre ne peut qu'éclater entre soldats et Gorgonites, et elle sera violente pour tout ce qui est fait de résine! L'humanité est-elle à l'abri pour autant?

2 Jours 1 Nuit : Critique du film

Ça commence par un visage. Fatigué. Endormi. Abattu. Ce visage, c’est celui de Sandra, modeste employée d’une entreprise de panneau solaire qui va être confrontée à la sauvagerie et l’âpreté du monde contemporain lorsqu’elle apprend son licenciement..

Newsletter

À ne pas manquer

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.

« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

« Les Saiyans (Full Color, Tome 2) » : le moment où tout bascule

Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.

« Mortépi » : autopsie d’un artiste qui voulait exister

Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.