Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Le plus effrayant dans cette histoire, c'est que Lazarus Effect a déjà rapporté plus de six fois sa mise de départ, prouvant que les studios ont eu raison de poursuivre dans cette même veine.
Tu Dors Nicole est une jolie petite surprise un film qui, sous des airs de chroniques adulescentes, vient parler en profondeur de cette perte de l’insouciance...
Ava DuVernay livre un film juste, bien qu'assez académique, le biopic Selma, évite les pièges dévolus au genre, avec dans le rôle du Pasteur Martin Luther King, David Oyelowo incarnant avec brio, l'homme qui s'est battu pour les droits civiques...
Bien loin de la balourdise d’un Taken ou encore de l’ennui total généré par Balade entre les tombes, Night Run se range illico aux côtés des récents action movies style années 80, tels que John Wick et The November Man.
Basé sur le roman de Philip Roth, Barry Levinson signe là un film qui s’avère être un véritable hommage au théâtre, avec un excellent Al Pacino dans le rôle titre.
Inherent Vice est adapté d'un bouquin de Thomas Pynchon apparemment tout aussi barré, le film, le film pour cadre L’Amérique des années 70 et prétexte une enquête privée sur une affaire de mœurs pour dérouler le portrait invraisemblable d'un pays gangrené par la défonce et la corruption.
Papa ou maman, la comédie grinçante réécrit le divorce d'un couple virant au cauchemar quand ils décident de se battre pour ne pas avoir la garde des enfants.
Mieux écrit et maîtrisé qu’Elysium, Chappie se présente au public comme un divertissement diablement attachant et qui ne soit pas vide de sens malgré un aspect blockbuster dispensable.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.