À la poursuite du Père Noël , quand James Huth tient les rênes d’une belle comédie familiale

Il est là, comme chaque année : le film de Noël. On ne l’attend pas toujours, parce que c’est souvent mauvais. On se rappelle de 2024 avec les très oubliables Un Noël en famille et Les Cadeaux. Mais qui sait, ce sera sûrement meilleur cette année ? Embarquons à bord du traîneau et jetons un coup d’œil aux cheminées des cinémas, pour vérifier le cru 2025 : À la poursuite du Père Noël.

Imaginons qu’un journaliste du Mag Du Ciné se présente à la sortie d’un cinéma pour demander à un papa et à sa fille ce qu’ils avaient pensé du film :

Journaliste : Bonjour ! Acceptez-vous de répondre à quelques questions ?

Papa : Bien sûr, pourquoi pas ?

Petite fille : Mais tu avais dit qu’on irait manger une glace…

Papa : On ira après, mon ange. Je vous écoute.

Journaliste : Vous sortez du film sur le Père Noël ?

Papa : Oui, ma fille adore les films de Noël, donc j’ai profité de mon week-end pour l’emmener.

Journaliste : Rapidement, vous pourriez me dire de quoi ça parle ?

Petite fille : Alors, euh, c’est une fille qui se fait taper à l’école et, alors, elle demande au Père Noël de lui donner une arme pour qu’elle se venge du garçon. Mais comme elle n’a pas son cadeau, elle part à sa poursuite. Et à la fin, ben le pè…

Journaliste : C’est bon, n’en dis pas plus !

Papa : C’est plus complexe que ça, bien sûr. Ça parle de harcèlement scolaire, d’éducation, de parentalité, d’affirmation de soi aussi. C’est plutôt pas mal, puisque des adultes peuvent s’y retrouver sans souci. En tant que jeune papa, je suis forcément concerné, surtout quand je vois la hausse du harcèlement scolaire. À la sortie, j’ai dit à ma fille que si quelqu’un l’embêtait à l’école, elle devrait me le dire tout de suite.

Journaliste : Donc pour vous, ce n’est pas un film seulement destiné aux enfants ?

Papa : Hum… Je dirais qu’il est plutôt destiné à la famille. C’est vraiment le petit film de Noël qu’une famille peut se faire un dimanche après-midi. Il y a Zootopie 2 aussi, qui vient de sortir. Ce film-là est plus accessible pour les enfants. Le cœur de l’histoire est parfaitement compréhensible. Ma fille a 7 ans, je pense qu’elle a vraiment compris l’essentiel.

Petite fille : J’ai tout compris dans Zootopie aussi, papa. D’ailleurs, tu as vu, dans Papa Noël aussi, les riches ils sont méchants ?

Papa : (rire) C’est plus complexe que ça, ma puce.

Journaliste : L’histoire globale a fonctionné sur vous, donc ?

Papa : Oh, c’est vraiment “le petit film de Noël pour les nuls” dans la structure, avec quelques fulgurances. Mais oui, ça se laisse suivre, sans problème. Quelques moments touchants, parfois too much, mais là c’est l’adulte qui parle. Les enfants ont adoré dans la salle. À l’inverse, certaines vannes sont vraiment localisées pour un public plus mature.

Petite fille : Moi, j’ai beaucoup rigolé !

Journaliste : C’est un film réalisé par James Huth, le papa de Brice de Nice ou du Nouveau Jouet, mais également de projets bien moins appréciés comme Rendez-vous chez les Malawas ou Lucky Luke. Vous connaissiez ce réalisateur ?

Papa : Oui, c’est un bon réal. Dommage que ses films ne se valent vraiment pas. Mais je trouve que les gens sont assez durs avec lui. On sent une vraie passion pour le cinéma dans chacun de ses films, même le pire. J’ai détesté son truc sur les Malawas, là, mais la photographie et la musique, c’était quelque chose.

Journaliste : Et dans ce film-là, À la poursuite du Père Noël ?

Papa : Pareil, c’est très chiadé. Il y a une vraie américanisation dans la colorimétrie et dans le grain de l’image. Ça fait très Tim Burton, même dans la musique. D’habitude, on crame direct à l’image qu’un film est français quand on le voit. Là, c’est pas du tout le cas. Il y a toujours de superbes idées de montage, de réalisation, de transitions. Les décors sont jolis, comme toujours avec lui. Artistiquement, c’est très soigné.

Petite fille : J’ai faim, papa…

Papa : On va y aller, ma puce.

Journaliste : Avant de vous laisser, qu’avez-vous pensé de l’humour, en tant qu’adulte ?

Papa : Hum… J’ai adoré le duo Isabelle Nanty / Antoine Gouy. Niveau comique, ce sont eux qui ont les meilleurs moments du film. La relation entre la petite fille… Théa de Boeck, c’est ça ?

Journaliste : Exactement.

Papa : Voilà, sa relation avec Patrick Timsit, donc le Père Noël, est plus touchante que comique. Pour le reste, on est vraiment sur des vannes destinées aux enfants. Dans la salle, ça fonctionnait pas mal. Mais c’est plus un film d’aventure de Noël qu’une grosse comédie de Noël qui va enchaîner les vannes toutes les quinze secondes. C’est pas plus mal, d’ailleurs. C’est court, ça va à l’essentiel. Les enfants vont adorer et en famille c’est sûrement un chouette petit moment. C’est dommage, j’ai peur qu’il se fasse bouffer par Zootopie 2 et Avatar : de Feu et de Cendres.

Journaliste : Merci pour votre temps !

Papa : Mais je vous en prie. On dit au revoir au monsieur ?

Petite fille : Au revoir, monsieur.

Fin de l’interview.

Bande-annonce : À la poursuite du Père Noël

Fiche technique : À la poursuite du Père Noël

Réalisation : James Huth
Scénario : Laurent Tirard / Benjamin Dupas / James Huth / Sonja Shilito
Casting : Patrick Timsit / Isabelle Nanty / Théa de Boeck / Antoine Gouy / Eugénie Anselin / Julien Sibre / Roukiata Ouedraogo
Production : Les Films sur mesure / SND
Distribution : SND
Genre : Comédie
Durée : 97 minutes
Date de sortie : 10 décembre 2025

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