Zoran Paquot

Etudiant lillois passionné de cinéma, ayant plusieurs courts-métrages à mon actif, je baigne dans cet art depuis ma plus tendre enfance, grâce à un père journaliste m'ayant initié au visionnage intensif de films, mais également friand de théâtre, et d'arts en général. Admirateur de Nicholson, fou de Jim Carrey et fervent défenseur du cinéma français. Mon film culte ? Vol au-dessus d'un nid de coucou, Milos Forman, 1975.

Le Voyage d’Arlo, un film de Peter Sohn : Critique

Le voyage d'Arlo est un Pixar fade, incapable de réinventer le genre dans lequel il excelle pourtant. De cette année 2015, on gardera plutôt en tête le très bon Vice-Versa, qui a davantage su briller par son originalité.

Une histoire de fou, un film de Robert Guédiguian : Critique

Une histoire de fou est le second long-métrage de Robert Guédiguian portant sur le génocide arménien, et s'offre à nous comme une véritable réussite grâce à des interprétations de choix.

Madame Bovary, un film de Sophie Barthes : Critique

Madame Bovary est donc un long-métrage sans réel intérêt, un bourbier de soi-disant bons sentiments, avec une intrigue des plus superficielles, et qui puise (péniblement) sa force dans deux acteurs : Paul Giamatti et Rhys Ifans.

Retrospective Martin Scorsese : Les Affranchis, critique du film

Les Affranchis de Martin Scorsese attire comme il rebute, et passionne comme il dégoûte. Alors que certains s'immisceront aux fins fonds de la mafia avec les personnages, d'autres resteront témoins d'une violence parfois gratuite, et d'un univers infâme, où les seules lois sont pouvoirs et domination.

Phantom Boy, un film de Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli: Critique

Phantom Boy est un polar d'animation esthétiquement sublime, vocalement porté par un casting de choix.

L’etudiante et Monsieur Henri, un film de Ivan Calberac: Critique

L'étudiante et Monsieur Henri est une comédie française agréable, portée par de bons acteurs, ayant toutefois de nombreux défauts des comédies françaises actuelles.

Fatima, un film de Philippe Faucon: Critique

Fatima, de Philippe Faucon, est un film fort sur le combat d'une mère, magnifiquement interprétée, offrant une palette d'émotions au spectateur.

Un début prometteur, un film de Emma Luchini : Critique

Un début prometteur est une comédie sur la famille avec Manu Payet et Fabrice Luchini, qui s'enlise dans une certaine facilité décrédibilisant toutes les vaines tentatives d'originalité.

Newsletter

À ne pas manquer

Kill Bill : The Whole Bloody Affair, la nouvelle séquence anime et le geste hybride que Tarantino a inventé en 2003

Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.