Serge Théloma

Last Seduction, de John Dahl : la femme et les pantins

Bridget Gregory est assurément la moins scrupuleuse des femmes fatales que le cinéma a pu inventer. Une garce au verbe cru qui n'entend pas se laisser dicter sa conduite par quelque homme que ce soit. Son mari, à la main un peu trop leste, ou un jeune coq en bois b(rut) l'apprendront à leur dépens. Un film noir, très noir, à découvrir.

Cyclone à la Jamaïque, d’Alexander Mackendrick

Film sur l'enfance autant que film d'aventure, Cyclone à la Jamaïque est à l'image de son réalisateur Alexander Mackendrick : peu orthodoxe. L’extraordinaire Anthony Quinn compose un pirate à contre emploi dont l'autorité sur son navire est contestée par une poignée d'enfants.

Tharlo, le berger tibétain de Pema Tseden

Le tout jeune cinéma tibétain compte peu de réalisateurs. Découvrez le travail de Pema Tseden, l'un de ses représentants les plus emblématiques. Tharlo, Cyclo d'Or à la Mostra de Venise en 2015 vient d'être édité en DVD par les éditions Arcadès.

Boy, de Taika Waititi : mon père, ce barjot

Envie de partir au bout du monde ? A la rencontre de personnages sympathiques dans un film au style ébouriffant ? Laissez vous tenter par Boy, le deuxième film de Taika Waititi, une comédie légère à déguster en famille.

Quand les tambours s’arrêteront, d’Hugo Fregonese

Deux hommes qui désirent la même femme, des indiens sans pitié, un huis clos tendu au rythme des tambours... Il faut découvrir ou redécouvrir Quand les tambours s'arrêteront, western culte signé Hugo Fregonese à la réalisation et Val Lewton à la production.

Le Désert de la peur, de J. Lee Thompson

A la fois film de guerre, road-movie, film d'aventure et western, ce Désert de la peur nous fait passer un bon moment de cinéma. Et c'est tout ce qu'on lui demande.

Une aussi longue absence, de Henri Colpi : la confusion des sentiments

Il faut redécouvrir cette très belle Palme d'or 1961 portée par deux grands interprètes sur un scénario de Marguerite Duras.

Les Mutinés du Téméraire, de Lewis Gilbert

Moins connu que les Révoltés du Bounty sorti la même année, les Mutinés du Téméraire vous embarque dans une aventure maritime dans la plus belle tradition du genre.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.