Serge Théloma

Donnie Darko, de Richard Kelly : down the rabbit hole

Donnie apprend d'un lapin géant monstrueux que la fin du monde est dans 28 jours, 6 heures, 42 minutes et 12 seconde précisément. Mais d'où sort ce lapin géant ? Et qu'en est-il de la fin du monde annoncée ? Un scenario mindfuck qui pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses. Bienvenue dans le terrier du lapin.

La science fait son cinéma, de Roland Lehoucq : un essai de science friction

Revenir sur certaines scènes cultes des films de SF en les interrogeant sous un angle scrupuleusement scientifique, c'est la proposition de Roland Lehoucq et Jean-Sébastien Steyer dans cet essai aussi récréatif qu'instructif.

L’aventurier du Texas, de Budd Boetticher : cool lonesome cow-boy

Parmi les sept westerns que Boetticher tourna avec Randolph Scott, L'Aventurier du Texas est assurément le plus détonnant à défaut d'être le plus détonant. Humour et rebondissements à Agry Town.

L’Homme aux colts d’or, d’Edward Dmytryck : le marshall, l’infirme et le shérif

Non pas un justicier solitaire face aux hors-la-loi qui terrorisent la bourgade de Warlock mais trois pour le prix d'un : un marshall impitoyable flanqué de son fidèle homme de main et un shérif bien décidé à appliquer la loi. Qui s'imposera ?

Amarcord, de Federico Fellini : « Je me souviens… »

Revoir Amarcord construit comme un "Je me souviens" cinématographique c'est convoquer le monde magique et déformant de l'adolescence.

L’âme grecque : une trilogie Michael Cacoyannis chez Tamasa

Complexité des situations, profondeur des personnages et mise en scène lumineuse, ce coffret Michael Cacoyannis n'a pas pour seul mérite de faire découvrir un réalisateur grec trop peu connu, il permet surtout de passer de très bons moments de cinéma en compagnie d'une actrice exceptionnelle : Ellie Lambeti.

Les plus belles Palme d’or : L’Anguille de Shōhei Imamura

Yamashita préfère s'entretenir avec son anguille qu'avec la belle Keiko qui n'a pourtant d'yeux que pour lui. Est-ce parce qu'il craint de reproduire le crime qu'il a commis huit ans plus tôt ou parce que son appréhension des femmes l'emporte sur son désir d'homme ? Un film, entre fable et thriller, qui entretient le mystère.

Match Point : Le jeu de l’amour et du hasard

Entre son désir d’ascension sociale qui le pousse vers la riche Chloé et ses pulsions à l'égard de l'indomptable Nola (Scarlett Johansson), quel sera le destin de Christopher ? Est-ce une question de choix ou bien de chance ?

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.