I Care a lot, dès ses premières secondes, se coince maladroitement dans un discours stéréotypé sur la société capitaliste, discours qui se veut vindicatif, nébuleux mais qui s’avère surtout éculé : « il y a les lions et les agneaux, les prédateurs et les proies ». Cependant, on connaît déjà la recette et cette fois-ci, elle laisse non pas un arrière-goût acide ou sulfureux mais une petite trace mollement acidulée.
Chez Michael Mann, l’amour naît d’une étincelle. Un regard intercepté, une alchimie instinctive puis l’aimant fait déjà effet sans que les personnages ne le sachent. Dans beaucoup de ses films, le cinéaste nous dévoile un univers de gangsters au destin funeste et essaye de déchiffrer la place de l’amour dans tout ce capharnaüm mafieux. Sonny et Isabella en sont l’exemple parfait dans Miami Vice.
Cowboy Bebop n’est plus à présenter et reste un étalon du genre malgré les années. Les personnages de cet animé ravageur et jazzy aiment se lancer à l’aventure, pour sans doute fuir un passé qui va les rattraper tôt ou tard.
Diffusée sur Arte, la série En thérapie, écrite notamment par David Elkaïm et Vincent Poymiro, est une mosaïque de riches portraits accidentés et une lecture audacieuse de nos existences minées par le chaos.
Pour cette nouvelle journée du Festival de Gérardmer 2021, petit tour d'horizon avec trois films plus ou moins inégaux : Sleep de Michael Venus, Les Animaux Anonymes de Baptiste Rouveure et Mosquito State de Filip Jan Rymsza.
Alors qu’il était l’une des têtes d’affiche de ce Festival, La Nuée renforce sa réputation flatteuse avec une sélection à Gérardmer 2021. Tout comme Teddy, l’oeuvre de Just Philippot fait cohabiter le fantastique avec un cri de rage social. Une autre très belle réussite.
Présenté dans la sélection hors compétition du Festival de Gérardmer 2021, Come True du cinéaste Anthony Scott Burns vient embellir une édition déjà bien garnie. Le film, qui s’articule autour du rêve puis des peurs inconscientes et collectives, est une proposition de cinéma troublante et extatique. Le coup de grâce du festival.
L’une des grosses attentes de ce festival de Gérardmer 2021 était Possessor de Brandon Cronenberg, fils de l’illustre cinéaste. Le nom est sans doute lourd à porter, mais le jeune réalisateur arrive à s’en détacher pour faire de son film, une oeuvre tenace qui n’a pas froid aux yeux.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.