Le Festival Lumière 2018 nous a dévoilé sa deuxième avant première, celle de High Life de Claire Denis. La cinéaste française, inclassable, nous transporte cette fois ci dans un film de science fiction qui n'en est pas forcément un et devient un point d'ancrage fascinant aux thématiques habituelles de la réalisatrice : la représentation du corps et le désir dans sa marginalité.
Le Festival Lumière 2018 regorge de trouvailles et nous réserve bien des surprises. Comme lors de ce lundi 15 octobre, où le dernier film d'Alfonso Cuaron, qui sortira pourtant sur Netflix, nous a été présenté sur grand écran en avant première. Après deux derniers films imposants et suffocants, Alfonso Cuaron rend hommage avec nostalgie et délicatesse aux femmes et au pays (le Mexique) qui ont fait de lui l'homme qu'il est devenu.
Le Festival Lumière 2018 réouvre ses portes du 13 au 21 octobre 2018. C'est avec un immense plaisir que nous allons écumer les salles de cette belle ville de Lyon et découvrir ou redécouvrir des grands artistes. Aujourd'hui, petit éclairage sur Alfonso Cuaron et son style singulier, avec sa mise en scène tentaculaire. Un cinéma qui malgré sa méticulosité et son impressionnante pyrotechnie, met l'humain au centre de son artisanat.
Le Festival Lumière 2018 vient de démarrer et , comme à son habitude, propose de nous replonger dans des œuvres marquantes du cinéma. Alors qu'Alfonso Cuaron va nous présenter en avant première son dernier film Roma, c'est avec un immense plaisir qu'on redécouvre son chef d'oeuvre d'anticipation : Les Fils de l'Homme et son tour de force immersif tout en plan séquence.
Le Festival Lumière 2018 réouvre ses portes du 13 au 21 octobre 2018. C'est avec un immense plaisir que nous allons écumer les salles de cette belle ville de Lyon et découvrir ou redécouvrir des grands artistes. Aujourd'hui, petit éclairage sur Claire Denis, l'une des plus grandes cinéastes françaises, et son style inimitable à la Jim Jarmusch. Un cinéma qui préfère déceler le mystère implicite des corps et de l'image esthétique plutôt que la vertu explicite des mots.
Profitant d’une sublime bande originale punk et krautrock, How to talk to girls at parties s’avère être un mélange peroxydé entre la romance SF et le feel good movie musical. Un peu inégal, pas aussi transgressif qu'il aurait pu l'être, le film n'en reste pas moins une bluette punk qui magnifie la construction d'un soi par l'ouverture aux autres et l'envie de briser les frontières de nos certitudes.
Pour un premier film, Ari Aster donne un grand coup de pied dans la fourmilière du cinéma horrifique. Hérédité s’inscrit dans cette nouvelle mouvance du cinéma de peur qui terrasse le spectateur autant par son ambiance anxiogène, aride et malaisante que par ses soubresauts d’épouvante épidermiques.
Avec Snake Eyes, Brian De Palma affiche sa virtuosité esthétique. Virtuosité aussi grandiloquente que le jeu psychédélique de Nicolas Cage. Missile sur l’image collective que renvoie cette Amérique dégoulinante de corruption, critique acerbe de cette culture de l’instant, médiation sur la notion de vérité qui ne passe que par les écrans de télévision ou des caméras de sécurité, le réalisateur fait de Snake Eyes un thriller machiavélique et politique.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.