Romaric JOUAN

Vieux briscard de la cinéphilie de province, je suis un pro de la crastination, à qui seule l'envie d'écrire résiste encore. Les critiques de films sont servies, avant des scénarii, des histoires et cette fameuse suite du seigneur des anneaux que j'ai prévu de sortir d'ici 25 ans. Alors oui, c'est long, mais je voudrais vous y voir à écrire en elfique.

The silence (John R. Leonetti) : Pas beaucoup de bruit pour rien

Des chauve-souris aussi préhistoriques qu'énervées menacent la planète. Comment allons-nous tenir sans 4G ?

Serenity, de Steven Knight : plein soleil 2.0

Matthew McConaughey porte un thriller en plein soleil pour la plateforme Netflix. Sur quelles eaux vogue Serenity ?

Le garçon qui dompta le vent, de Chiwetel Ejiofor : un héros qui ne voulait pas en savoir trop

Les histoires vraies font-elles de bons films ? Au travers de l'histoire d'un jeune malawite débrouillard et volontaire dans Le garçon qui dompta le vent, Netflix cherche à remonter la moyenne de son catalogue.

Apprentis Parents, un film de parents difficiles

Nous sommes en 1983 et la comédie familiale qui sort ce mercredi est si transgressive ! Pete (Mark Walhberg) et Ellie (Rose Byrne) rénovent des maisons et se voient pousser des envies de famille par la grâce d'une improbable succession de vannes lourdes : elle ne sait pas si elle veut des enfants, lui se trouve trop vieux pour en avoir. Alors, sacré blagueur, il lui propose d'en adopter un âgé déjà de cinq ans pour antidater sa déclaration de papa trentenaire. Un blanc, et hop ! Le film est lancé. Un prologue en guise de prévention très efficace : faites gaffe aux mauvais scripts sur la route, c'est hyper dangereux. Et ça dure presque deux heures. L'année ? Quoi l'année ?

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

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From : Quand le Noir Devient Mortel

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Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

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