« Et voici vos nouveaux documents, sir. Votre père avait en son temps fait la même demande, M. Winczlav. Cependant, pour une raison administrative que j’ignore, elle n’avait pas abouti. Mais aujourd’hui, c’est réglé. Dorénavant, vous vous appelez officiellement Thomas Vanko Nerio Winch. »
« Ça a l’air d’un tel ennui. La famille, les enfants, le sport, un prêt, les réunions parents-profs, l’entrainement de hockey, une terrasse en bois traité, tailler la haie… »
« C’est moi qui dois te remercier, Tate, répondit-elle, puis elle pensa : C’est toi qui as tout fait, Tate, ça a toujours été toi. Une partie de son cœur allait vers lui, l’autre se protégeait. Il attendit une minute et, voyant qu’elle ne disait rien de plus, il s’apprêta à partir. Mais au moment où il montait sur son bateau, il ajouta : « Kya, quand tu me vois dans les marais, s’il te plait, ne te cache pas dans les hautes herbes comme un petit faon. Si tu m’appelles, on pourrait partir en exploration ensemble. Tu veux bien ? » »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.