Julien Dugois

Sans jamais avoir voulu me prétendre du statut pompeux de cinéphile, je suis un dévoreur acharné de films, de tous genres, de tous horizons. J’admets vouer un culte aux œuvres de Kubrick, Chaplin, les frères Coen, Kurosawa et Jarmusch, pour ne citer qu’eux. De cette passion, devenue addiction, est née mon envie de passer un diplôme en audiovisuel pour poser un regard plus professionnel sur ce que je vois, mais aussi de rédiger des critiques. A l’origine, je n’écrivais que pour moi, me faisant des fiches pour combler ma mémoire défaillante, mais j’essaie aujourd’hui d’étoffer mes écrits pour être lu de ceux avec qui j’aimerai partager mon avis et débattre intelligemment.

L’autre côté de l’espoir, un film d’Aki Kaurismäki : Critique

Son style est identifiable entre mille, mais jamais encore Aki Kaurismäki ne s'était lancé le défi de nous ouvrir les yeux sur un drame aussi grave que le manque de considération dont sont victimes les migrants à leur arrivée en Europe. Une telle détermination humaniste est-elle soluble dans le cinéma baroque et surréaliste du cinéaste finlandais ? La réponse est loin d’être évidente.

Baby phone, un film d’Olivier Casas : Critique cinéma

La mécanique parait surannée, mais l'écriture du premier film d'Olivier Casas assure humour, légèreté et surtout bonne humeur. Trop formaté pour prétendre faire date, Baby Phone fait plaisir à voir à l'heure où les comédies françaises sont parasités par une immaturité lourdingue et le narcissisme de ses auteurs.

Traque à Boston, de Peter Berg : critique cinéma

On connait Peter Berg pour ses films de guerre ultra-manichéens, et quand il s'attaque à la reconstitution du dernier attentat survenu sur le seul américain, il ne faut attendre de sa part davantage de subtilité. C'est donc bien vers une ode aux forces de l'ordre qui ont su arrêter les vils islamistes que se dirige son nouveau film. Au delà de son idéologie ultra-sécuritaire, son thriller fait-il effet?

Les oubliés, un film de Martin Zandvliet : Critique

Martin Zandvliet signe un film de guerre au ton grave et aux scènes éprouvantes. Le drame historique qu'il nous décrit pose de nombreuses questions morales délicates. Comment le jeune réalisateur danois parvient-il à exploiter ces sujets complexes?

Oscars 2017 : La La Land n’a pas tout raflé, mais qui alors?

Qui a remporté les précieux statuettes dorées remises par l'Académie des Oscars à l'occasion de cette 89ème cérémonie? Le palmarès complet est ici.

César 2017 : Tous les lauréats

Quelle superbe soirée que cette cérémonie des César ! Malgré les débats qu'ils ont suscité parmi les spectateurs, les chefs d’œuvre que sont Elle, Divines et Juste la Fin du Monde en ressortent avec tous les honneurs. Retrouvez ici le palmarès complet.

T2 Trainspotting, un film de Danny Boyle : Critique

Plutôt que faire un remake de son film culte de 1996, Danny Boyle a fait le choix de signer une oeuvre, chargée de mélancolie, sur le poids des années. Et si voir les personnages regretter de ne plus pouvoir revivre comme vingt ans plus tôt a l'effet pervers de rappeler aux spectateurs qu'ils ne verront pas une suite aussi folle que le premier film, c'est bien là le meilleur moyen de nous faire partager leur nostalgie d'un temps définitivement révolu.

Berlinale 2017 : Le palmarès complet

Les nominations nous avaient mis la puce à l'oreille. Le palmarès nous confirme la tendance : la Berlinale de cette année a su mettre les femmes à l'honneur. La liste complète des lauréats est ici.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

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Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.