Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans un récit partiellement autobiographique, Didier Tronchet raconte le long périple d'un bibliothécaire pour retrouver son chanteur favori. En se basant sur quelques menus indices émaillant les chansons de Rémy Bé, Jean cherche aussi à renouer avec le jeune rebelle idéaliste qu'il fut.
Aux éditions Ocrée paraît Les débuts du cinéma en Corée, du scénariste et réalisateur Kang Chang Il. On y revient sur les premières projections au pays du Matin calme, sur l'influence du théâtre japonais ou sur le rôle spécifique des pyŏnsa, ces narrateurs-bruiteurs-traducteurs qui accompagnent, parfois en qualité de vedettes, chaque séance.
Spécialiste du cinéma fantastique, Erwan Bargain porte son regard sur l'arrière-fond social et politique des films de zombies. Son essai est à découvrir aux éditions Ocrée.
Dans La Cage aux cons, tout est une question d'illusions : celles que l'on se fait à soi-même, celles auxquelles on a recours pour mystifier les autres, celles qui nous apportent un semblant de (ré)confort. Matthieu Angotti et Robin Recht adaptent, dans une bande dessinée noire et souvent désopilante, le roman Le Jardin du Bossu, de Franz Bartelt.
Pour le scénariste Fabien Grolleau, il s'agissait de choisir un angle original de nature à éclairer la figure historique de la militante afro-américaine Angela Davis. C'est chose faite : Traquée, comme son titre l'indique, prend pour point cardinal la poursuite par le FBI de cette professeure noire accusée à tort de meurtre avec préméditation, d'enlèvement et de conspiration contre le gouvernement.
Mystérieux et d'une texture crépusculaire, Batman : Créature de la nuit est à découvrir aux éditions Urban Comics. Kurt Busiek y narre l'histoire de Bruce Wainwright, un jeune passionné de comics dont l'existence semble s'écrire en miroir de celle de Batman...
Les éditions Pika publient Fossiles de rêves, un manga regroupant l'intégralité des histoires courtes de Satoshi Kon. Passant d'un genre à l'autre, le mangaka et cinéaste japonais y satirise la société nippone (et, par ricochet, occidentale) tout en mettant au jour ses craintes quant à l'avenir.
Pour la énième fois, la biographie que Bernard Crick consacre à George Orwell se voit rééditée, dans une version actualisée et augmentée, chez Flammarion. L'« écrivain politique » y est présenté en tant qu'auteur, penseur, citoyen et homme. Son œuvre fait l'objet d'une dialectique documentée et nuancée.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.