Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Hervé Pauvert et Cécile Chicault publient 14 juillet, destins d'une révolution aux éditions Delcourt. En se penchant sur les actions de huit personnages au cours des quatre semaines précédant la Révolution française, ils en analysent les tenants et aboutissants au sein d'une société en pleine mutation.
La scénariste Anna Roy et la dessinatrice Mademoiselle Caroline reviennent dans Année zéro sur les chamboulements existentiels induits par la venue au monde d'un bébé. Leur personnage principal, Madeleine, n'est autre qu'une sage-femme elle-même confrontée aux épreuves dans lesquelles elle assistait jusque-là ses patientes – et par l'intermédiaire de qui Anna Roy peut glisser des éléments autobiographiques.
Les éditions Glénat publient ReV, du scénariste et dessinateur Édouard Cour. Immersion dans un monde futuriste où les psymulations mêlent la puissance informatique et algorithmique aux rêves humains, l'album se caractérise par une inventivité folle et une pluralité de styles allant de Tim Burton (ses croquis, L'Étrange Noël de Monsieur Jack) à Steven Spielberg (Ready Player One) en passant par le pointillisme, le cinéma des Wachowski, certains traits de Keith Haring ou d'Edvard Munch, voire un peu de Mœbius ou de Philippe Druillet.
Ouvrage collectif placé sous la direction d'Emmanuelle André, Jean-Michel Durafour et Luc Vancheri, ce Dictionnaire d'iconologie filmique, publié aux Presses Universitaires de Lyon, est une somme volumineuse, comprenant pas moins de 98 entrées sur des théoriciens de l'art, des notions théoriques, des motifs, des films et des cinéastes. De Stanley Kubrick à Pier Paolo Pasolini en passant par l'écologie, la voix ou le paysage, l'image et ses extensions s'y trouvent interrogées par le menu.
Isabelle Collet et Phiip publient aux éditions Lapin un opuscule intitulé Seximsme Man fait du sport et interrogeant les inégalités plurielles dont souffrent les sportives.
Le journaliste Anthony Mansuy a passé un an dans la bulle conspirationniste. Il en tire un ouvrage, Les Dissidents, publié aux éditions Robert Laffont, et au sein duquel il revient abondamment sur les mécanismes à l'œuvre parmi les complotistes.
Les éditions Warum publient Père et fils, d'E.O. Plauen. L'album ne vaut pas seulement pour son humour, il constitue aussi un témoignage historique précieux sur la liberté d'expression et les mœurs dans l'Allemagne nazie.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.