En une décennie, Denis Villeneuve s’est construit une filmographie à la fois ambitieuse et exigeante atteignant des sommets de cinéma, renouvelant les genres, tout en poursuivant l’œuvre de ses pairs/pères. À l’heure des bilans, il est impossible de ne pas revenir sur le génie canadien, aujourd’hui personnalité incontournable du paysage audiovisuel contemporain.
The Corner signe la genèse de ce qui constituera le chef d'oeuvre de David Simon "The Wire". La série de HBO auto-adaptée de son enquête sur les "Corner" de Baltimore est un bijou de réalisme brut, de sociologie fine. Un incontournable à voir et à revoir.
Quoi de mieux en ces temps caniculaires que la fraîcheur d'une douce romance ?
Vacances Romaines de William Wyler agit comme un pansement : un moment de douceur qui marque l'éclosion d'une légende naissante... une certaine Audrey Hepburn.
Portraitiste hors pair, Asif Kapadia s’attaque à la légende Diego Maradona. Une plongée édifiante dans la vie d’un des joueurs les plus passionnants de l’histoire du football. Fascinant de bout en bout.
Après La Cité Rose, Julien Abraham poursuit son travail sur la jeunesse avec Mon Frère, et nous emmène au cœur de la violence des Centres Educatifs Fermés.
« La société slovène n’est pas prête pour ce genre de film ! ».
Darko Stante, 44 ans, signe avec Consequences, un premier film sur une jeunesse slovène troublée et en quête de repères. Un parti pris délicat, où violence et désirs s’embrasent mutuellement. Prometteur.
HBO nous balance une nouvelle bombe en plein visage. Signée Craig Mazin, Chernobyl est à la fois un brûlot politique saisissant, une série catastrophe et le dessin du déclin communiste. Un choc terrible et immanquable.
Adapté du livre éponyme de Roberto Saviano, Piranhas de Claudio Giovannesi est un récit intense mêlant naturalisme et fresque baroque. Oeuvre puissante et passionnante et témoin de la situation de l'Italie d'aujourd'hui.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.