Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

L’Idiot, de Fedor Dostoievski, l’amour qui sauve le monde

L'Idiot, c'est Lev Nikolaievitch Mychkine, un prince, un homme malade, un personnage ambigu, insaisissable. Autour de lui graviteront toute une société de personnages sur lesquels Mychkine jettera son regard à la fois naïf et lucide.

Servant saison deux : l’obsession Jericho

La saison 1 de Servant avait été une belle surprise, misant sur une atmosphère étrange et décalée ainsi que sur la peur qu’a connue tout parent de perdre son enfant. C’était bien rythmé, vraiment énigmatique et plutôt angoissant. En bref, tout ce que ne parviendra pas à reproduire cette saison deux, qui se révèle bien faible en comparaison.

Dédée d’Anvers et les débuts de Simone Signoret

Même si Dédée d’Anvers n’est pas le premier rôle de Simone Signoret, le film d’Yves Allégret est peut-être le véritable début de la carrière de la grande actrice. Trois ans avant la noirceur absolue de Manèges, Yves Allégret, Simone Signoret et Bernard Blier construisent un drame fort et humain.

Katla, une série de Baltasar Kormákur : sous le volcan

Katla, c’est un volcan islandais situé sous un glacier. Et depuis son éruption, des phénomènes étranges se produisent. Créée par le réalisateur du film Everest ou de la série Trapped, la série Katla est une œuvre énigmatique et dérangeante, à voir sur Netflix.

Un Homme en colère, remake efficace du Convoyeur par Guy Ritchie

En réalisant Un Homme en colère, Guy Ritchie retrouve Jason Statham, 21 ans après Snatch, et signe une adaptation noire et réussie du Convoyeur de Nicolas Boukhrief.

Conjuring : sous l’emprise du diable, Michael Chaves loin de James Wan

Après deux films réalisés par James Wan, nous voici avec un troisième opus Conjuring signé, cette fois, par Michael Chaves, le réalisateur de La Malédiction de la dame blanche. Et le résultat s'en fait lourdement sentir sur le film, ce Conjuring : sous l'emprise du diable, qui se démarque par une totale absence d'idée de mise en scène et une incapacité à faire peur.

Taxi Blues, l’URSS de la perestroïka vue par Pavel Lounguine

Premier film réalisé par Pavel Lounguine, Taxi Blues est un portrait contrasté, nuancé et passionnant, d’une Union Soviétique en transition, entre espoir d’une libération et crainte d’une perte de repères.

Les Chemins de la haute ville, Simone Signoret au cœur d’un drame social et sentimental

Réalisé par Jack Clayton, Les Chemins de la haute ville reste dans les mémoires cinématographiques en France comme étant le film pour lequel une actrice française décrocha pour la première fois un Oscar. Il faut dire que le jeu extraordinaire de Simone Signoret donne au film une forte intensité dramatique.

Newsletter

À ne pas manquer

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.