Gwennaëlle Masle

Le septième art est un rêve et une passion depuis quelques années déjà. Amoureuse des mots et du cinéma, lier les deux fait partie de mes petits plaisirs. Je rêve souvent d'être derrière la caméra pour raconter des histoires et toucher les gens mais en attendant, je l'écris et je me plais à le faire. Je suis particulièrement sensible au cinéma français ou au cinéma contemplatif dans sa généralité, ce qui compte c'est de ressentir. Les émotions guident mes passions et le cinéma ne déroge pas à la règle, bien au contraire.

Los Silencios, ou quand la mort est remplie de couleurs

Dans Los Silencios, la réalisatrice Beatriz Seigner brise toutes les frontières, du Brésil à la Colombie, du monde des vivants à celui des morts et de la réalité à la fiction; tout s’entremêle pour offrir un film original et profond.

Styx, une seule femme à bord

Styx fait partie des films que l'on voit, qui nous poussent à réfléchir, et que l'on oublie. Pourtant, le sujet est fort et les sons avec lesquels le réalisateur choisit d'entraîner le spectateur aussi. Le film aurait bien de quoi marquer les esprits un bon moment, mais le jeu trop inégal de son actrice ne le permettra probablement pas.

Mon Meilleur Ami, drame léger en Patagonie

L’adolescence fascine le cinéma et les cinéastes, le réalisateur argentin Martin Deus plonge dans ce thème aussi large que risqué pour livrer un film moyen mais avec de vrais instants suspendus.

Mon bébé, la jolie fresque familiale

Mon bébé ne fait pas vraiment partie de ces comédies qui donnent envie et pourtant, le dernier film de Lisa Azuelos continue sur la lancée de la réalisatrice qui livre toujours ses oeuvres avec une belle sensibilité et une portée qui dépasse celle des salles de cinéma. Comme quoi, une femme qui parle de femmes, cela mérite d'être financé.

La musique chez Xavier Dolan, l’un de ses plus beaux personnages

Monteur, réalisateur, costumier, Xavier Dolan n'est pas encore compositeur mais choisit chacun de ses morceaux avec une précision qui lui est propre et rend son cinéma aussi beau que puissant. Directeur d'acteur brillant, il laisse parfois davantage la place à sa musique qu'à ses acteurs, retour sur les pépites de son cinéma en musique où l'exploitation est parfois plus grandiose et réfléchie que la composition.

Ma Vie avec John F. Donovan, le lyrisme version grosse production

Ma Vie avec John F. Donovan, c'est l'histoire de la construction de Dolan aussi bien en tant qu'artiste qu'en tant qu'homme. Certains défauts n'en feront pas son plus grand chef d’œuvre mais feront de ce film l'un des plus personnels du réalisateur, qui touche profondément par ce qu'il livre de lui.

Celle que vous croyez, l’émancipation de la femme dans un conte moderne

Safy Nebbou a su capté une nouvelle fois avec bienveillance et tendresse le parcours d'une femme, après celui de Raphaël Personnaz dans les forêts de Sibérie, et porter au plus haut Juliette Binoche dans ce très réussi Celle que vous croyez.

François Ozon, cinéaste de l’étrange intimité

Sexualité, ambiguïté, identité, autant de thèmes personnels et passionnants à l'écran, surtout quand c'est François Ozon qui s'en sert. Retour sur l’œuvre de l'un des plus grands réalisateurs français à l'heure de la sortie de Grâce à Dieu.

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Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

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Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.