Gwennaëlle Masle

Le septième art est un rêve et une passion depuis quelques années déjà. Amoureuse des mots et du cinéma, lier les deux fait partie de mes petits plaisirs. Je rêve souvent d'être derrière la caméra pour raconter des histoires et toucher les gens mais en attendant, je l'écris et je me plais à le faire. Je suis particulièrement sensible au cinéma français ou au cinéma contemplatif dans sa généralité, ce qui compte c'est de ressentir. Les émotions guident mes passions et le cinéma ne déroge pas à la règle, bien au contraire.

Long Way Home, la sensibilité d’un premier film

Les relations fraternelles sont aussi brutales que douces parfois et ce film l'illustre à la perfection. Long Way Home est un désir déchirant de vengeance où la figure maternelle est une ombre.

My Beautiful Boy, talent confirmé de Felix Van Groeningen pour les drames

Critique du film My Beautiful Boy de Felix Van Groeningen. Après Alabama Monroe, le réalisateur belge livre une histoire sensible sur les dangers de la drogue en mettant en scène un duo Carell/Chalamet sublime.

If Beale Street Could Talk, le second chef d’oeuvre de Barry Jenkins

Critique film : If Beale Street Could Talk, de Barry Jenkins. Difficile de faire mieux que Moonlight, mais le second film du réalisateur n'en reste pas moins enivrant par la beauté particulière de ses images et sa mise en scène.

The Hate U Give, le teen-movie politique qui percute l’Amérique raciste

Critique du film The Hate U Give : À visée aussi didactique que politique, The Hate U Give réhabilite l’activisme de 2Pac dans le corps d’une jeune femme qui illumine le récit, Amandla Stenberg.

Rétrospective Clint Eastwood : Million Dollar Baby, le film surestimé de son réalisateur

Rétrospective Clint Eastwood : Million Dollar Baby est le film surestimé de son réalisateur à cause du jeu trop en surface de Clint Eastwood et d'une atmosphère pas toujours assez creusée et vraie.

Cinéma : les films attendus par la rédaction en 2019

Après avoir été déçu, surpris, conquis, les rédacteurs ont vu une année se terminer et laisser place à sa suivante remplie de nouveaux films. Chaque cinéphile y crée ses attentes. Voici celles de nos rédacteurs pour 2019 !

Colette, une femme puissante trop longtemps dans l’ombre

S'il est important de faire connaître les figures féminines marquantes de notre Histoire, il ne l'est pas moins de réussir les films qui les présentent. Colette de Wash Westmoreland est un échec à ce niveau là.

Premières Vacances, la comédie rafraîchissante de ce début d’année

Jonathan Cohen et Camille Chamoux partent en vacances pour le premier long métrage de Patrick Cassir qui s'avère être une comédie moderne et agréable.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.