Gwennaëlle Masle

Le septième art est un rêve et une passion depuis quelques années déjà. Amoureuse des mots et du cinéma, lier les deux fait partie de mes petits plaisirs. Je rêve souvent d'être derrière la caméra pour raconter des histoires et toucher les gens mais en attendant, je l'écris et je me plais à le faire. Je suis particulièrement sensible au cinéma français ou au cinéma contemplatif dans sa généralité, ce qui compte c'est de ressentir. Les émotions guident mes passions et le cinéma ne déroge pas à la règle, bien au contraire.

Cannes 2019 : Le Festival délaisse l’émotion au profit de l’étrange

Cannes 2019 : Ressentir, vibrer au rythme des émotions cinématographiques est l'une des choses essentielles que l'on attend lorsque l'on vient à Cannes. Cette année, les bouleversements étaient moins nombreux mais forts. Une particularité ressort de cette sélection, c'est sa capacité à s'imbriquer davantage dans l'étrange et le genre en mettant un peu de côté les bons sentiments.

Cannes 2019 : Rencontre avec Jean Michel Blais, compositeur de Matthias et Maxime

Rencontre avec le compositeur du film Matthias et Maxime de Xavier Dolan (en compétition au 72ème Festival de Cannes) : Jean Michel Blais nous parle du beau métissage musical et social qu'est le huitième film du réalisateur québécois.

Cannes 2019 : Sibyl, de Justine Triet, portrait féminin

Cannes 2019 : Sibyl est le deuxième portrait au féminin de la Compétition. Moins réussi que le premier qu'a réalisé Céline Sciamma, le film parvient tout de même à emporter.

Cannes 2019 : Mektoub my love : Intermezzo d’Abdellatif Kechiche, leçon de twerk et de sexisme

Cannes 2019 : Le scandale cannois est arrivé avec Mektoub my love : Intermezzo d'Abdellatif Kechiche. Un film que l'on pourrait saluer sur bien des aspects mais qui ne mérite que le rejet tant il est écœurant.

Cannes 2019 : Sem Seu Sangue d’Alice Furtado, une ballade ensanglantée

Cannes 2019 : Sem Seu Sangue (Sick Sick Sick) est une ballade amoureuse ensanglantée qui a de quoi enchanter le public dans le spectacle cinématographique qu'il propose.

Cannes 2019 : Matthias et Maxime de Xavier Dolan

Cannes 2019 : Matthias et Maxime est probablement l'un des films les plus faibles du réalisateur québécois et pourtant, le film fascine dans de grands moments de grâce où les instants suspendus camouflent les failles oubliées.

Cannes 2019 : Voyage dans La Belle Epoque avec Le Jeune Ahmed

Cannes 2019 : Une septième journée en demi-teinte avec le retour des frères Dardenne et leur Jeune Ahmed, La belle époque de Nicolas Bedos fait voyager la Croisette tandis que la Semaine de la Critique achève sa compétition avec Nuestras Madres.

Cannes 2019 : Adam de Maryam Touzani, un premier film réussi sur la maternité

Cannes 2019 : Adam, de Maryam Touzani est un premier film efficace et très réussi qui offre de belles émotions sur le fait de devenir mère et de le vouloir, ou non.

Newsletter

À ne pas manquer

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.