Lola Quivoron signe un premier film à mi-chemin entre mysticisme et réalisme, un naturalisme qui fait parfois de l'ombre à la dimension fantasmagorique si rare dans le paysage hexagonale.
Déployant une photographie éclatante, le cinéaste Banjong Pisanthanakun opte pour le dispositif du faux-documentaire pour nous conter un exorcisme thaï écrit par Na Hong-jin. Un procédé qui se révèlera confus malgré une Thaïlande inspirante.
Ayumu Watanabe signe un film d'animation dans la droite lignée de ses maîtres Isao Takahata et Hayao Miyazaki. La Chance sourit à madame Nikuko est une œuvre humaine à l'animation remarquable.
Le cinéaste Jorge Riquelme Serrano nous livre une synthèse sombre et alarmiste d'une société chilienne inégalitaire et malade. Algunas Bestias est un film d'une grande maîtrise technique sur la décadence des élites.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.