À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Mélanie Boissonneau étudie la pin-up hollywoodienne à l'ère du pré-code (1930-1934). Elle réfute la réputation idyllique de cette période, inscrit la pin-up dans l'histoire du féminisme et analyse les carcans de la société patriarcale. L'ouvrage, passionnant, se compose de deux parties : une longue introduction théorique (code Hays, féminisme, représentation des femmes) et un effeuillage des pin-up hollywoodiennes des années 1930.
Dans "Une vie de cinéma", Michel Ciment décortique le cinéma soviétique, rencontre Coppola ou Gainsbourg, s'interroge sur le métier de critique et rend quelques hommages appuyés à des films ou des réalisateurs parfois mésestimés. C'est à la fois dense et captivant.
Gallimard publie un recueil d'articles et de critiques de François Truffaut, présenté par Bernard Bastide. Les obsessions du futur héraut de la Nouvelle Vague y sont mises à nue, tandis qu'affleure une passion communicative pour Hitchcock, Bresson, Hawks ou Rossellini. Le festival de Cannes, les critiques français et Michel Audiard subissent quant à eux la formule courroucée et ironique tellement caractéristique du réalisateur des "400 coups".
Dans Un monde parfait selon Ghibli, Alexandre Mathis décrypte les rouages d'une machine bien huilée, d'un macrocosme artistique, d'un empire dont le départ de ses deux maîtres, Hayao Miyazaki et Isao Takahata, semble tragiquement pousser vers le déclin.
"Viva Cinecittà !" est une déclaration d'amour au cinéma italien. C'est aussi l'occasion de découvrir, par le menu, douze de ses plus illustres représentants. L'historien du cinéma Philippe d'Hugues nous propose un ouvrage passionné et passionnant, aussi dense que plaisant.
Cet autoportrait collectif des scénaristes de cinéma renferme une dualité parfois déconcertante. Si les auteurs sont passionnés par leur métier, ils éprouvent souvent les pires difficultés à joindre les deux bouts, mènent plusieurs projets de front par nécessité et souffrent d'un manque de reconnaissance et d'un statut précaire. Bienvenue au coeur d'une étape cruciale dans la construction et le lancement d'un film, parmi les petites mains du cinéma rarement mises à l'honneur...
Est-ce une analyse ? un effeuillage ? une mise à nu ? Avec « Tout Truffaut », l'auteure et universitaire Anne Gillain, dont c'est le troisième ouvrage consacré au cinéaste, se penche une nouvelle fois, avec un regard clinique, sur l'oeuvre de François Truffaut, dont elle livre une exégèse si pas parfaite, au moins indispensable.
Avec des films comme Cible émouvante, Les Apprentis ou Comme elle respire, avec ses neuf nominations aux Césars 2019 pour En Liberté !, Pierre Salvadori redonne ses lettres de noblesse à la comédie française. Le livre, édité chez Playlist Society, donne un aperçu des qualités, du talent et du travail du réalisateur.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »