La malchance poursuit encore Terry Gilliam pour son adaptation de Don Quichotte

Les passionnés de l’œuvre de Terry Gilliam devront encore être patients pour découvrir son nouveau film au cinéma. Le tournage de The Man Who Killed Don Quixote devait débuter le lundi 03 octobre. Terry Gilliam a été contraint de reporter les premières prises de vue. Espérons que l’ancien membre des Monthy Python ne perde pas son sens de l’humour après cette énième mésaventure sur son projet d’adaptation de Don Quichotte, véritable arlésienne, dont le tournage désastreux et cauchemardesque avec Jean Rochefort, Johnny Depp et Vanessa Paradis avait été immortalisé par la caméra de Keith Fulton et Louis Pepe en 2000 dans le documentaire Lost in La Mancha, avant une sortie en salles en 2002.

 

Comme nous vous l’annoncions il y a quelques mois, l’année 2016 s’annonçait prometteuse pour Terry Gilliam et son rêve d’adaptation. Il allait pouvoir enfin exorciser les vieux démons du passé et tordre le cou à la malchance terrible qui avait touchée le plateau et aux mauvaises ondes qui régnaient lors du tournage en 2000. Ce cruel manque de chance  s’est manifesté par des pluies diluviennes en plein désert, des nuisances sonores causées par des avions de chasse survolant la zone ou bien encore l’état de santé de Jean Rochefort.

Le réalisateur s’est confié au micro de la BBC Radio sur une énième et terrible déconvenue pour son projet d’adaptation de l’œuvre de Cervantes qui devait enfin se concrétiser pour cette rentrée 2016 :

L’un des producteurs, un Portugais, avait promis qu’il rassemblerait les fonds nécessaires en temps et en heure. Mais il s’est avéré il y a quelques semaines qu’il n’avait pas l’argent.

Les prises de vue de The Man Who Killed Don Quixote devaient débuter le lundi 03 octobre 2016 dans la ville de Madrid. Malgré ce contretemps financier, les comédiens Michael Palin et Adam Driver sont toujours mobilisés et engagés pour le tournage. Les deux acteurs occupent les rôles principaux : ceux de Don Quichotte et Toby, un publiciste arrogant qui se retrouve plongé dans une aventure surréaliste. Reste à savoir si John Hurt et Jack O’Connell ont définitivement abandonné le projet ou si pris d’un délire fou Terry Gilliam vis-à-vis de ce film gargantuesque et malchanceux décidait d’orgniser un hommage à ces acteurs avec un caméo ou bien encore faire apparaître Johnny Depp à l’écran, lui qui faisait partie de l’aventure Lost in La Mancha.

Dommage que Terry Gilliam ne se soit pas tourné vers les nouvelles formes de financement participatif auprès des citoyens du monde entier sur la toile. Son projet, même qualifié de maudit dans le milieu du septième art, aurait sans doute pu récolter les fonds précieux qui manquent cruellement en cette rentrée 2016.

Seize ans après le tournage avorté, Terry Gilliam reste très attaché à ce projet et met tout en œuvre pour que The Man Who Killed Don Quixote arrive dans les salles obscures du monde entier.

Aucune date n’a encore été communiquée pour une reprise du tournage éventuelle mais cette difficulté financière devrait être surmontée d’ici quelques semaines ou quelques mois. Espérons pour les cinéphiles que le producteur Paulo Branco parviendra à trouver les fonds rapidement. La course contre la montre risque pourtant d’être rude et impitoyable pour Terry Gilliam, le réalisateur souhaitait en effet présenter son film au prochain Festival de Cannes.

On croise donc les doigts pour ce génie du cinéma qu’est Terry Gilliam qui mériterait tant d’offrir aux spectateurs ce projet nourri et chéri depuis tant d’années.

Festival

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Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

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